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2 – traversée de la Suisse

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DU 8 AVRIL AU 10 AVRIL

8 avril, ce matin, Véga traine les sabots, malgré tout, nous quittons la France après avoir parcouru 480 kilomètres depuis notre départ.  Aucun douanier pour nous accueillir à notre entrée en Suisse. Cela nous va bien, ça nous évite de négocier pour ne pas payer les 800 francs Suisse pour importation temporaire d’un équidé.

Nous arrivons malgré les sabots de plomb de Véga à Sainte Croix, 6 kilomètres après la frontière, où, une nouvelle fois, Véga fait un tabac ! Nous nous dirigeons vers Yverdon par les gorges du Covatannaz. Surprise, partis de 1150 mètres, et arrivés  dans les 700 mètres d’altitude, Véga s’arête  devant une passerelle de 3 mètres de long, ajourée, déclive, et avec une chicane au milieu. Résultat, un peu moins d’une heure ½ pour réussir à faire passer mademoiselle.

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Vue sur Yverdon à partir de Sainte Croix                        LA passerelle

9 avril, départ, tente sèche ! sous un soleil éclatant. La traversée d’Yverdon, quoiqu’un peu longue se passe sans problème. Belle vue sur le lac de Neufchatel sur les hauteurs de la ville. Arrivés à la ferme des Terres Rouges, nous demandons de l’eau pour Véga, et nous retrouvons assis à prendre un très bon dessert maison et le café en compagnie de Caroline, Fabien, leurs amis et enfants. Nous repartons avec un paquet de pates à l’épeautre, fabrication maison. Le reste de la journée se passe bien à travers un paysage de collines, avec les Alpes en toile de fonds. Arrivés à une 100aine de mètres du lieu de bivouac envisagé au bord d’une rivière, stupeur ! Il faut traverser la rivière à gué sur une largeur de 8 mètres. Une foi de plus, Véga va nous étonner en sautant dans l’eau après quelques hésitations.

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Ils sont fous ces 2 là, me mouiller les sabots !                      Bon, je n’ai pas le choix, il va falloir y aller

10 avril, journée sans problème, Véga commence à s’habituer aux difficultés du chemin : arbre en travers de la route, escalier, gué, énorme passage à niveau. Il ne manquait qu’une passerelle. Bivouac dans un pré jouxtant le cimetière, c’est pratique pour l’eau. Merci à Barbara, habitante du village, qui nous a prêté sa salle de bain, fait notre lessive et donné le dessert,  de la tarte à la rhubarbe.

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Fastoche ces obstacles !

DU 11 AU 16  AVRIL

11 avril, non seulement Barbara a fait notre lessive, mais elle nous a rendu notre linge trié et plié ! Encore un grand merci à elle. Nous passons par la petite ville fortifiée de Romont. Rien de spécial à part l’arrivée au bivouac. Il y a une rivière à traverser au moyen d’une passerelle protégée par une chicane sévère. Véga refuse furieusement de s’y engager. Pas de possibilité de passage à gué : courant trop violent et rivière profonde. Après avoir essayé de convaincre Véga pendant 2 heures, nous abandonnons et remontons bivouaquer sur le plateau.

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Vues de Romont

12 avril, réveil glacé. Véga commence à trainer de la patte. Arrivés devant une nouvelle passerelle étroite, Véga refuse à nouveau de s’y engager. Qu’à cela ne tienne, nous sommes décidés à ne pas céder : nous l’attachons à l’entrée de la passerelle, et partons nous « planquer » un peu plus loin. En attendant la bonne volonté de mademoiselle, nous déjeunons puis nous installons à lire. Un peu plus d’une heure et demi plus tard, nous essayons à nouveau de faire passer Véga, mais par le gué. Et là, pas de problème !

Dans l’après midi, Véga traine de plus en plus la patte. Nous sommes invités par Catherine et Bertrand à qui nous avons demandés de l’eau à partager un café. En fin de journée, alors que nous avons décidé de commencer à chercher un bivouac, elle se couche par terre à 3 reprises. D’inquiets, nous devenons très inquiets. Quelques mètres plus loin, nous demandons la permission de l’eau à Christophe, Français travaillant en Suisse, et sous locataire d’Elisabeth, absente jusqu’à la fin de la semaine. Christophe lui téléphone pour demander si nous pouvons bivouaquer dans son jardin. Pas de problème. C’est ainsi que nous passons une excellente soirée avec Christophe et Steven, son fils.

Entre temps, Jean-Pierre ayant contacté Daniel Bellande, (blog Nozanes) afin de lui demander conseil  par rapport à nos inquiétudes concernant Véga, nous en concluons que nous avons trop demandé à Véga, et qu’elle est épuisée.

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Nous nous approchons des Alpes Suisse           Véga au repos dans le jardin d’Elisabeth

13 avril, super, Christophe nous propose de rester la journée afin que Véga puisse se reposer et reprendre des forces. Grace aux conseils de Daniel, nous prenons différents décisions : revoir l’alimentation de notre ânesse, son chargement et la longueur des étapes. Merci Daniel pour vos précieux conseils et votre réactivité.

 

14 avril, comme nous avons décidé de faire une petite étape, nous trainons et ne partons que vers midi après moult au revoir à à Christophe et Steven. Journée tranquile, nous voyons que Véga a repris des forces. Seul petit problème, nous sommes obligés de rebrousser chemin à moment donné car il aurait fallu traverser un gros ruisseau sur une passerelle très étroite et équipée d’un seul garde fou. Sans ce détour, nous n’aurions pas rencontré René avec qui nous avons parlé pendant un certain temps et qui, au moment des adieux nous a offert une bonne bouteille de Rioja. Arrivés en vue de Rufenen, nous demandons la permission de bivouaquer à Dora et Peter son frère. Une fois de plus, nous sommes « bluffés » par la gentillesse des Suisses : foin pour Véga + complément alimentaire énergétique + enclos. Pour nous, pauvres bipèdes, douche, lard, lapin de Pâques en chocolat Suisse, thermos de café et sa petite bouteille de crème apportés par Eveline, l’épouse de Peter. Et le 15 ….

15 avril, Eveline nous apporte des croissants ! Première journée dans les Alpes. Véga dépasse les 1500 mètres d’altitude pour la première fois. Il pleut, il y a de la brume, il fait froid. Bonne nuit.

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Paysages alpestre

16 avril, nous avons planté le bivouac hier soir entre 1500 et 1600 mètres. Nous avons entendu la pluie tomber une bonne partie de la nuit. Aujourd’hui, repos forcé : entre 2 courtes accalmies, il tombe soit du grésil, soit de la neige. Nous espérons que le temps s’améliorera un peu demain comme prévu par la météo.

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Repos forcé

 

DU 17 AU 22 AVRIL

17 avril, 7 heures du matin, c’est l’heure de se lever sous un soleil radieux, heureusement, tout est gelé autour de nous.

Véga rechigne à se faire bâter, ce n’est pas étonnant vu les 2 dernières nuits et la journée du 16 passées sous la neige, dans l’humidité, le froid et très peu d’herbe à brouter.

La matinée chemin agréable avec en fond un panorama superbe. Véga a découvert les chemins enneigés. Pas pratique pour elle car avec son poids, la neige devient glace et s’entasse sous les sabots d’une manière inégale, ce qui la fait boiter.

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L’après midi, temps couvert, et il faut presque trainer Véga pendant la descente d’une 15aine de kilomètres et une descente d’environ 1000 mètres.

Arrivés à Blumenstein, nous sommes accueillis par Jozefina et Stefan qui nous offrent le gîte pour nous plus le couvert pour Véga. Grace à eux, nous allons dormir dans un chalet miniature, avec en prime un lit !

18 avril, belle journée, nous traversons Thun, belle ville en flânant. Le soir, nous galérons pour trouver un bivouac car attrait du lac de Thunsee oblige, tout est bâti, et, c’est à la nuit tombante que nous trouvons un terrain en zone industrielle propice à Véga (herbe).

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19 avril, réveil sous la neige. Nous commençons malgré tout à démonter le bivouac et préparer Véga. Nous n’avons pas terminés que les flocons doublent de volume. C’est les doigts gelés que nous partons. Temps couvert toute la journée, arrêt salvateur chez Marlis : café, petits gâteaux, douche, tente à sécher, ainsi que nos vêtements. Marlis nous amène chez Gréti et Urs afin de faire le point sur notre itinéraire en tenant compte de l’enneigement.

Douche froide, il faut tout revoir. Les cols que nous devions emprunter son enneigés et fermés. Un grand merci à eux et à Marlis qui nous a ouvert sa porte.

Nous repartons d’un pas plus lourd et toujours sous la neige. Arrivés à Beatenbucht, ce n’est plus la neige que nous devons affronter, mais une tempête. Nous abritons sous un pont, au bout d’une demi heure, le moral encore plus en baisse, nous cherchons un abri pour la nuit. Nous trouvons refuge dans une étable avec l’accord du propriétaire.

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Il nous faudra plus d’une demi heure pour enfin trouver la propriétaire de cette voiture !

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Laissant Véga à son foin, nous nous offrons notre premier restaurant. Merci amis spéléo ! Bonne nuit malgré l’odeur.

20 avril, petite étape sous un soleil enfin revenu. Nous plantons la tente au terrain de camping Lazy Rancho, à Interlaken, où l’accueil est plus que chaleureux.

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Vue sur le lac de Thunsee

21 avril, petite folie financière, nous empruntons train et crémaillère pour nous rendre au pied de l’Eiger.

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L’Eiger                                                                                      Le col que nous devions emprunter…. sous la neige !

 

22 avril, nous sommes toujours au terrain de camping de Lazy Rancho et passons la journée à préparer des nouvelles traces empruntant des cols qui devraient être ouverts lorsque nous y arriverons.

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Notre nouvelle trace pour traverser la Suisse. Nous nous allongeons de plus de 150 kilomètres

DU 23 AU 30 AVRIL

23 avril, belle journée ensoleillée, trajet agréable. Nous sommes engagés depuis quelques kilomètres sur un chemin de montagne lorsque nous croisons Anne Rose et Peter qui nous informent qu’un peu plus haut, il y a une passerelle type Népalais mais made in Suisse. Devant notre déconvenue, ils rebroussent chemin et  nous font passer par une sente pentue et aérienne qui nous permet d’éviter et la passerelle, et de rebrousser chemin. Arrivés à Brienz, Peter va chercher sa moto et nous montre la voie afin d’accéder à un lieu de bivouac avec table, barbecue et une fontaine. Il devait y en avoir pour une demi heure de trajet, mais il s’est avéré que les minutes Suisses sont beaucoup plus longues que les Françaises.

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Arrivés au bivouac au grand soulagement de Véga, nous débâtons et nous préparons à monter la tente lorsque le propriétaire du champ arrive et nous demande de partir. Il est 8 heures, et c’est à la lumière des frontales que nous plantons le bivouac un peu plus loin.

24 avril, il fait toujours beau. Il n’y a pas que météo France qui se trompe dans les prévisions, car nous aurions dû marcher sous la pluie. Au bout de 6 kilomètres, sur un beau chemin qui longe des barres rocheuses, pentu (pente entre 15 et 20%), le chemin monte franchement et la pente s’accentue fortement. Nous sommes obligés de faire demi tour, la pente étant beaucoup trop raide pour Véga. Pour retrouver notre trace, nous sommes obligés d’emprunter la route nationale qui mène à Luzerne et au tunnel du Gothar. Compte tenu de la circulation, ces kilomètres sont pénibles pour nous trois et nous sommes « sous pression ». Heureusement, la journée se termine sur un chemin agréable.

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Il n’y a pas que « le blé » en Suisse !

25 avril, mauvaise journée pour Véga qui, lors du passage d’une passerelle métallique se coince le sabot antérieur droit entre le tablier et la roche. Elle nous étonne u n foie de plus car, le sabot enfin décoincé, elle fini de franchir la passerelle. Résultat des courses, une entaille importante sur la partie intérieure du sabot au niveau bourrelet/couronne. Nous désinfection à la bétadine et pommade Pic pour cicatriser. Mauvaise journée pour nous 3, il a plu toute la journée. Pour le soir, nous visons un camping à Kerns, malheureusement, en fait de camping, nous trouvons un village privé de petits chalets où il nous ne pouvons installer notre bivouac. ? Heureusement pour nous, quelques centaines de mètres après, un fermier nous propose sa grange et un pré pour Véga. Il était temps, la nuit tombait.

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Une journée d’enfer !

26 avril, il a plu toute la nuit, et au petit matin départ sous la pluie qui ne cessera de la journée. A un moment donné, Véga refuse le passage d’une passerelle (ce que nous pouvons comprendre vu le traumatisme de la veille) aussi faisons nous demi tour et privilégions les pistes cyclables afin de préserver la blessure de Véga. Le soir, nous visons le camping de Buochs que nous sommes pressés d’atteindre car il a plus encore aujourd’hui sans arrêt. Pas de chance, il est fermé pour travaux !

Nous nous rabattons vers un préau aperçu 3 à 400 mètres avant le camping et demandons en faisant de l’eau chez un habitant si cela gênerait que nous dormions là. Nous apprenons que le préau et la maison attenante appartient à une association qui ne vient que rarement et que, à priori, pour une nuit, cela ne doit pas poser de problème.

C’était mal connaitre les adhérents de l’association qui, ayant une fête ce soir là, et  malgré la pluie et l’heure (20 heure passée) nous disent de partir car c’est leur maison ! Nous rebâtons la pauvre Véga et repartons vers le terrain de camping après lequel nous découvrons un carré d’herbe que nous squattons. Montage de la tente sous la pluie et à la lampe frontale.

PAS DE PHOTOS, TROP DE GALERE !

27 avril, il a plu toute la nuit et neigé juste au dessus de nous. Réconfort, une habitante de Buochs ayant aperçu notre tente vient vers les 7 heures nous proposer de prendre le petit déjeuner au chaud chez elle. Nous refusons car notre café est déjà prêt, mais la remercions de son attention. Elle repasse avec son petit bonhomme vers les 9 heures 30 pour savoir si nous n’avons besoin de rien et nous indique la possibilité de voir si nous pouvons continuer en bateau. Notre chemin étant sous la neige, nous décidons de changer de rive et d’emprunter la route qui longe le lac. Passage épique et humoristique en bac et, toujours sous la pluie, et après une fin de parcours éprouvante sur u ne route extrêmement fréquentée et avec de nombreux tunnels (dont un de 500 mètres), nous visons le terrain de camping de Sisikon dont nous nous voyons refuser l’accès par la tenancière parce que Véga risque d’abimer sa belle pelouse. Nous avons du mal à comprendre car nous sommes trempés et il pleut des cordes. Nous avisons un terrain à proximité. Cherchant à demander l’autorisation de camper,  nous rencontrons Hubert, un jeune français travaillant pour la société Marti. Ce dernier nous permet de monter la tente sur le parking réservé à leur entreprise car le propriétaire du beau terrain nous refuse l’autorisation de l’utiliser. Montage laborieux de la tente (mouillée de la veille) sous une pluie battante.

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Véga Rama

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Faire part de naissance petit modèle

28 avril, il a plu toute la nuit, toutes nos affaires sont mouillées, la neige est tombée à moins de 600 mètres, il pleut, il fait froid, le moral est au plus bas. Grosse cogitation sous la tente, autour du réchaud à essence pour essayer de sécher nos affaires et nous réchauffer. Ayant conscience que le passage à pied vers l’Italie est impossible à cause de l’enneigement, que Véga qui a passé 4 jours et 3 nuits sous la pluie aurait bien besoin de se faire une santé, nous décidons de rechercher un gîte pour 2 ou 3 jours et la possibilité de véhiculer toute l’équipe par le tunnel du Gottard qui, avec ses 40 kilomètres, est le tunnel le plus long d’Europe.

Après moult coups de téléphone, une chaine se met en place grâce à Marina du centre équestre d’Ependes. Marina s’est dépensée sans compter pour nous trouver une solution. Oh miracle, nous nous retrouvons chez Cornélia et Peter, près de Brunnen. Accueil plus que chaleureux qui nous met du baume au cœur après tous les déboires que nous avons connus ces derniers jours.

PAS DE PHOTOS, TROP GALERE

29 avril, grâce à Cornélia et Peter, Véga profite des soins attentionnés d’un maréchal ferrant et d’un vétérinaire. Heureusement, car sa blessure au sabot antérieur droit s’était infectée. Rendez vous est pris pour le 1er mai avec le vétérinaire et le maréchal pour faire une piqure sédative à Véga afin de permettre au maréchal de referrer les 4 sabots.

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moi j’aime faire des câlins à mon maréchal ferrant !

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Enfin du soleil. Il y avait des montagnes derrière le ciel gris/noir!!!

Un bonheur n’arrivant jamais seul, Peter se propose de nous faire passer le Gothard le 1er mai.

DU 1er AU 6 MAI

1er mai, A 8 heures, le vétérinaire fait une piqure intraveineuse sédative à Véga afin que le maréchal ferrant puisse travailler normalement. Contrairement à samedi, l’effet presque immédiat et il faut aider à mainte reprises Véga à tenir debout. Au bout d’une heure, Véga se retrouve parée et referrée.

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Non je n’ai pas pris d’alcool !

Après un bon petit déjeuner pris avec Cornélia et Peter, tout le monde se prépare à faire monter la bête dans le van. C’est chose faite au bout d’un certain laps de temps. Nous faisons nos adieux à Cornélia et en route pour le Tessin.

Pour ne pas changer, il pleut des cordes toute la route (sauf sous le tunnel du Gothard). Peter pousse la gentillesse en nous déposant à Biasca afin de nous éviter la neige.

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Encore la pluie, nous en avons marre !

Nous faisons nos adieux à Peter et reprenons la route sous une pluie battante. Vers 17 heures, nous trouvons abri sous un hangar et Véga sous un arbre. Il était temps, Jean Pierre faisant eau de toute part.

2 mai, enfin, réveil sous un ciel bleu. Toute petite étape de 8 kilomètres à cause du passage d’un gué profond (au dessus des genoux de Véga) et d’une passerelle longue que Véga a refusée de passer. Elle a eu raison de notre patience au bout de 3 heures et nous avons contourné l’obstacle.

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LE gué

3 mai, longue étape lors de laquelle Véga a de nouveau refusée de passer sur des passerelles. En fin de journée, nous attaquons la montée du « Monte Cénéri ». Nous cherchons en vain un terrain ou bivouaquer et ce n’est qu’arrivés au sommet que nous trouvons notre bonheur. Montage de la tente à la lampe frontale, juste avant que la pluie ne revienne !

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4 mai, départ sous la pluie mais journée faste, Véga a repassée plusieurs passerelles. Nous arrivons en vue du lac de Lugano.

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5 mai, départ sous le soleil, temps superbe qui nous fait profiter des beaux paysages du lac de Lugano que nous longeons toute la journée. Arrêt à Morcorté, jolie petite ville très touristique. En fin de journée, alors que nous cherchons sur le téléphone et le GPS un terrain de camping ou nous arrêter, nous sommes abordés par un cycliste qui nous propose de nous héberger tous les 3.

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réduit  DSC_0216       Le lac de Lugano

Demi tour, et nous nous retrouvons dans la superbe propriété de Willy, avec qui nous passons une forte agréable soirée bien arrosée. Coucher à 2 heures du matin.

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JP prépare les spaghettis                                                     Vue du lac de Lugano de la terrasse de Willy

6 mai, nous nous réveillons la tête lourde vers les 11 heures 30. Seule Véga et Willy semblent en forme. Départ poussif sous la pluie revenue vers les 14 heures pour une toute petite étape de 10 kilomètres . Nous arrivons, toujours sous la pluie, au camping « Monté Généroso » ou nous sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse et un grand sourire.

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34 Réponses à “2 – traversée de la Suisse”

  1. martine dit :

    Véga c ‘est le passeport pour se faire inviter?
    bisous

  2. Ninis dit :

    Il en faut de la patience surtout à l’encontre de passerelle^^

  3. martine dit :

    véga a eu raison de votre patience sur la passerelle
    non mais!!!!!!!!!!!!!
    qui porte la culotte dans votre trio?
    c ‘est connu la femme a toujours le dernier mot ça va se corser l’ aventure maintenant qu’elle sait qu’elle peut gagner
    bisous

  4. martine dit :

    vous connaissez « l âne culotte » ?
    place à l’ânesse culottée
    ouh! je suis en forme ce matin
    re bises

  5. Bernard et Nathalie Mon dit :

    Comme disait la chanson de Georges BRASSENS :  » Il suffit de passer le pont,c’est tout de suite l’aventure! laisse moi tenir ton jupon , j’t'emmmèn’ visiter la nature! L’herbe est douce à Paques fleuri’s… jetons tes sabots , mes galoches, et légers comme des cabris, courons aprés le son des cloches ! » Je crois que cette chanson est de 1954 , mais elle elle colle très bien à l’aventure récente de VEGA. Il me tardait de recevoir de vos nouvelles . Le passage de la Frontière semble facile : dit Patrice  » pourquoi Tu tousses ?  » . Merci à vous Trois
    Bernard et Nathalie

  6. Lemaire dit :

    N’empêche qu’elle a fini par la passer cette passerelle! et l’eau! et l’âne randonneur qui ouvre les portes… Trop de bonheur d’avoir de vos nouvelles régulièrement. Merci à vous et à bientôt de vous lire pour la suite

  7. Bernard et Nathalie Mon dit :

    Nous venons de regarder la Météo ; Nath et moi vous souhaitons  » Bon Courage  » . Comment va VEGA ?

    Les Cloches se rapprochent . Les temps changent , il n’y a plus de cloches en chocolat ; maintenant ils nous posent des Lapins , peu importe le chocolat est toujours énergétique ça peut-etre intéressant…….

  8. pascal et jacqueline dit :

    bonne journée à vous , espérant un changement de temps !
    bisous

  9. martine dit :

    salut les chochottes
    si je comprends bien,dès que vous n’avez personne pour vous accueillir et vous cocooner c ‘est la cata!!!
    Encore une journée de farniente Si quelques flocons de neige vous obligent à rester aux abris vous ne traverserez jamais la Sibérie si l’idée vous en prenait
    Prévenez moi au prochain flocon je déclenche le plan ORSEC
    Pendant que vous vous prélassiez dans votre tente gelée j’ai retrouvé la bande à la Rochelle (Véronique Joëlle Nelly Laurent les 2 Bernard)dans une salle tempérée et fort agréable Vous voyez nous on ne plaint pas
    La famille Bertin a fait paraître un article sur votre périple dans une revue paroissiale c ‘est très bien fait : une et quatrième de couverture quand même c’est beaucoup d’honneur pour 2 mécréants mais le SEIGNEUR est bien connu pour sa tolérance
    courage dans quelques semaines vous vous plaindrez de la chaleur
    bisous

  10. Daniel nozanes dit :

    Bravo, Véga est généreuse. Vous découvrez le voyage à pied avec âne! Ca ne permet pas d’aller plus vite que sans, ça provoque parfois des galères lorsque le chemin ne passe pas sans risque …mais on se fait des copains partout!

    Sinon pour la baisse de forme de Véga, je confirme que vous êtes partis fort: un âne, une mule, un cheval ou un bipède de longue rando doit être un athlète entrainé et endurant.
    Bonne continuation, si l’herbe gèle et le grésil tombe vous serez bienheureux d’avoir transporté le foin pour Véga.

  11. Theo dit :

    Bravo.
    Continué comme ca

  12. martine dit :

    en fait dimanche dans votre tente glaciale vous attendiez peut-être le retour des cloches de Rome
    pas de chance cette année elles sont passées plus au sud
    trop triste pour vous

  13. Véronique Mojard dit :

    Un mois que vous êtes partis, et que nous suivons avec plaisir vos péripéties ! Vu de notre petit confort, le temps semble filer rapidement, mais votre ressenti est peut-être différent? Continuez à nous faire rêver, et surtout à faire de belles rencontres! Bon courage à vous.

  14. Bernard et Nathalie Mon dit :

    Aux Trois Vegaroma : Nous vous envoyons un peu de chaleur d’Amitié . L’inconfort d’une tente en montagne l’hiver sur 2 ou 3 nuits fait partie maintenant des souvenirs lointains des sorties spéléos . Vous étes en plein dedans ; nous vous souhaitons de rencontrer beaucoup d’Amitiés sur votre chemin . Demain Jean-Pierre , Nathalie et moi allons Féter nos …….Années de mariage ; alors Jean-Pierre penses à ne pas oublier tes chaussettes…..
    Bises à vous trois et … le chiffre 3 est un symbole trés fort

  15. martine dit :

    même pas possible de vous envoyer un peu de chaleur.
    Ceci dit nous n’en avons pas trop non plus mais ça vous semblerait tropical: à suer sous le burnous
    gros bisous calorifères

  16. pascal et jacqueline dit :

    bon courage à vous trois !
    nous pensons à vous de France !

  17. Ninis dit :

    Heureusement il y a le réconfort des beaux paysages et la gentillesse des Suisses!!

  18. martine dit :

    Vous dites que vous avez perdu entre 8 et 10 kgs c est beaucoup (JP je te connais 50% ALSACIEN 50% BRETON 100% MARSEILLAIS)
    je vous suggère un petit business
    vous emmenez des candidats à l amincissement avec vous :coucher sous la tente, repas frugal et portage des sacoches pour soulager véga
    moi j’encaisse et je dépense: je ne veux pas vous laisser tout faire
    bon il n’y a pas que l’argent dans la vie il y a aussi le pèze le flouze le blé l ‘oseille etc….
    bisous intéressés

  19. Monnereau Bernard et Nathalie dit :

    Le COLEMONTE c’est un bourgeois qui regarde de haut les autres ;pour vous, les trois Vegaroma, il faudrait que ce temps d’aprés Erections se calme pour ne pas vous faire capoter . »Pourtant que la montagne est belle… » c’est symphat au chaud . Je vous conseille  » les Petits Suisses  » au cognac . 3  » Petits Suisses  » , un petit trou avec la cuillére et du Cognac dedans ( c’est ce que me préparait ma Mère pour me faire manger des laitages…. ) . Ces Bizarreries mises à part , Nous pensons Tous Deux très fortement à vous 3 , je prie celui que je ne connais pas encore , » l’Inconnaissable  » de vous ouvrir les portes qui vous séparent de la Lumière et du Soleil qui sont le buts de la fin de toutes  » explo  »  » spéléo « .Le labyrinthe de notre Esprit est souvent plus fort que les Eléments.

    Chaleureuse Amitié

    Bernard et Nathalie

  20. Spélaïon dit :

    Le bonjour au trio et félicitations.
    Ça serait bien de faire un peu de spéléo avec l’âne.
    Il y a quelques lustres, nous avions obtenu le concours du dernier régiment muletier italien pour nous porter le matos en Piémont, de l’autre côté du Marguareis.
    à 12C4

  21. martine dit :

    courage plus que quelques jours et les saints de glace seront passés vous allez vous chauffer au soleil de l’Italie avec un petit de verre de chianti bien mérité
    à la votre
    bisous

  22. Lemaire dit :

    Bonjour à tous les 3; comme le dit Martine, les saintes glaces seront bientôt derrière nous et le soleil devant? d’ici quelques temps, vous vous plaindrez qu’il fait trop chaud !! En attendant, prenez bien soin de vous et de Véga et je veux bien des nouvelles de son pied, savoir ce qu’en dit le véto? A très vite

  23. Ninis dit :

    Bouh les Suisses allemands sont pas sympas :( heureusement certains relèvent le niveau! Courage courage on pense fort à vous!!!!

  24. Patrick. Ejido sierra dit :

    Salut les jeunes j étais parti 3 semaines en Andalousie En VOITURE j ai pu suivre vos périples mais je ne pouvais pas laisser de commentaires (les joies de la technologie)je suis stupéfait de vos prouesses et de votre moral bonne continuation

  25. Monnereau Bernard et Nathalie dit :

    Salut à vous Trois,

    Nous étions un peu inquiets quand nous avons lu que vous vouliez passer par les cols . La météo était toujours mauvaise ; les dernières nouvelles nous rassurent. « Il suffit de passer le pont  » Véga nous pensons à toi , nous espérons que la patte va très vite guérir , que le temps et la sympathie des gens que vous croisez vont vous remettre en selle.Ce n’est qu’un pèlerinage , mais outre le courage de tes deux compagnons ; Véga , je pense que pour les Rameaux Tu aurai été tout à fait apte à porter un Homme…..

  26. martine dit :

    bouh après le sabotde véga c ‘est ton pied JP qui flanche ça se corse
    tu sais avec des béquilles on va loin ….Vous cumulez les galères en ce moment
    on pense à vous
    gros bisous

    • Monnereau Bernard et Nathalie dit :

      En Pèlerinage , je pensais qu’il n’était pas recommandé de prendre son pied…….

      Triple Bisous

  27. d'Abzac dit :

    Bravo à vs trois c’est vraiment génial ce que vs faites, un plaisir de vs lire et de voir des photos, bonne continuation et à bientôt

  28. pascal et jacqueline dit :

    Bonjour à vous trois !!
    nous avons défilé sans pluie pour le 8 mai !!
    nous vous envoyons un peu de soleil ..que nous avons peu ! mais on partage
    bisous

  29. Ninis dit :

    Le rêve la maison de Willy!!!!

  30. Monnereau Bernard et Nathalie dit :

    Pluie en Charente pas de commentaires. Mais comment vont vos pattes après ce luxueux repos au milieu d’un paysage merveilleux ?

  31. Chavanne bernard dit :

    quelle est la boisson que Vega a dégusté chez Willy ?

    Bon courage pour la suite …..bientôt vous allez sortir les tongs !!!

    Nelly & Bernard

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