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Randonner avec un âne : matériel et organisation

Posté par vegaroma le 3 mai 2018

Suite à mon retour de Rome, j’ai effectué quelques modifications, à mon matériel. Depuis, l’ayant resté sur 3 randonnées de plusieurs jours, j’en suis arrivé à une situation qui me satisfait pleinement.

Aussi, j’écris cette page afin de partager mon expérience avec les habitués et ceux qui souhaiteraient se lancer dans cette belle aventure de la rando avec les « grandes oreilles »

Pour l’ensemble de mon matériel (sauf les sacoches), j’ai choisi une couleur facilement repérable dans la nature car pour ainsi dire absente : le bleu vif et du rouge pour le  couvercle des boites.

 

Le tapis de bât

Prendre un tapis déhoussable constitué d’un fourreau en coton épais et tapissé de feutre épais avec double épaisseur au niveau des patins. On peut en trouver soit chez Cheval Paradis, http://www.chevalparadis.fr, ou d’autres fournisseurs. Recherche Google   « tapis de bât déhoussable »

 

Le bât

Après une expérience plus que malheureuse avec un bât Randoline, j’ai fabriqué mon propre bât qui est parfaitement adapté au dos de Véga.

Entretenir le bois avec un mélange de 25% de térébenthine et 75% d’huile de lin, et le harnais en cuir avec de l’huile de pied de bœuf.

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Mon bât « maison et le tapis déhoussable. Noter que l’on peut harnacher aussi bien du côté droit que du côté gauche.

 

Les sacoches

Fabrication personnelle en toile de bâche de camion, renforcées sur toute leur périphérie avec de la sangle de ceinture de sécurité récupérée dans une casse de voiture. Fermeture velcro large. 60 litres chacune et de couleur verte. Pour qu’elles ne se déforment pas, je les aie rigidifiées avec des plaques de PVC alvéolaire (panneau de permis de construire, chantier, agence immobilière,…)

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Chaque sacoche possède une petite poche extérieure à l’arrière. Le fond en est percé pour laisser écouler la pluie

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Le capitonnage intérieur en PVC alvéolé permet aux sacoches de garder leur forme. Au sol, 2 des boites.

 

Le chargement des sacoches : je mets sur l’avant (qui absorbe les chocs) mes sacs à duvet et vêtements ainsi que mes bidons d’eau (que je ne remplis que le soir avant de monter le bivouac). La tente repose au fond de l’une des sacoches. Le reste du matériel est réparti dans des boites hermétiques. Il est important de veiller à la solidité et la souplesse des boites c’est la raison pour laquelle mon choix s’est porté sur le modèle  « Grand chef » de 6.5 litres de chez Curver pour les 5 boites principales. Chaque boite est fermée avec un élastique (chambre à air de voiture)

L’avantage de ce rangement est multiple :

-          les sacoches ne font pas le « ventre ».

-          chaque boite est dédiée : affaires Véga, Outils, Cuisine, ….

-          le poids en est connu d’avance et facilite l’équilibrage des sacoches

-          le chargement des sacoches après bivouac est beaucoup plus rapide qu’avec des contenants non uniformisés

 

Les licol, longes et piquet :

Un licol en cuir échauffe moins la peau au long court et par grande chaleur

Une longe de 2 mètres pour la mener.

Une longe de bivouac de 10 mètres en câble acier de 3mm et de 500kg de charge de rupture passée dans un tuyau en PVC armé de même longueur et  diamètre 8/12. La longe de bivouac est équipée côté âne d’un émerillon qui évite au câble de s’entortiller ;  fabrication personnelle. Deux mousquetons (à vis) permettent de raccorder la longe d’un côté au piquet de bivouac, de l’autre à Véga. Piquet également de fabrication personnelle : fer à béton de 12 de section,  long de 50cm. Il est muni d’un anneau qui tourne et dans lequel on fixe la longe de bivouac.

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Le piquet et la longe de bivouac sont fixés sur le bât et sont à portée de main.

Remarquez les petits picots qui empêchent les cordelettes de suspension des sacoches de glisser mais permettent néanmoins de les retirer rapidement en cas d’urgence.

 

La boite de soins pour Véga, 3 kilos

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Filet anti-mouches, répulsif, gants, cure sabot, étrille, tire-tique, spray pour les plaies, éosine, ciseaux, couteau à crin, bétadine, pommade cicatrisante, talc, savon de Marseille, graisse pour les sabots, brosse, pierre à sel.

 

La boite cuisine, 2,8 kilos

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Pare-vent, casserole diam 16 anti-adhésive, cafetière Italienne, spatule, tire-bouchon/ouvre boite, épluche légume, cuillère métal, râpe, éponge et gratounet, filtre pour purifier l’eau, liquide vaisselle, poignée et passoire.

 

La boite outils, réparation et électricité, 3,8 kilos

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Boite outils et pièces de bâche, cordelette (tente, fil à étendre le linge, …), recharge gaz pour briquet, boite accessoires électrique, mousqueton de rechange, 2 tubes de réparation pour les mats de la tente, 2 stylos de rechange, 1 massette de 1 kilo (piquet de bivouac et tente), des petits élastique de rechange (chambre à air de vélo), épingles à linge (boite orange), 1 boite accessoires de couture, 1 poinçon (pour la couture des pièces épaisse tel que le cuir), 1 Speedy Stitcher (couture), des élastiques de rechange.

En randonnée au long court (plusieurs mois), il peut être utile de prévoir dans la boite à outils un peu de colle tuyau PVC pour renforcer la toile au niveau des éraflures

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Détail de la boite à outil et de la boite à couture. Fil de différente grosseur, ru-balise, sangles diverses, réparation matelas à air, colle glue,

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Fils USB divers, adaptateurs à vis et à baïonnette (si pas de prise de courant, on peut ainsi charger), 2 piles lithium 1;5 volts, 2 chargeurs USB, le chargeur pour les piles lithium 1.5 volts rechargeables, 1 batterie de 22000mA.

 

Les 2 boites de réserve d’épicerie oscillent entre 1,5 et 2,8 kilos chacune

Huile d’olive, vinaigre balsamique, sel, poivre, épices, lait, purée, riz, sucre en poudre, pates, et divers produits frais et conserves achetés le long du chemin. Je répartis à poids égal dans chacune des 2 boites.

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Les 2 boites épicerie, la pharmacie et les 2 bidons d’eau

 

La boite réchaud à essence Coleman 441, 1 kilo

L’avantage de l’essence est qu’on en trouve partout et que c’est insensible au froid (le gaz gèle). Comme l’essence voiture n’est pas pure, j’avais également amené quelques millilitres de nettoyant injecteurs moteur à essence. 20 à 25 gouttes par plein du réchaud. L’essence est stockée dans une gourde métallique. J’avais un emballage de Confipote en guise d’entonnoir pour remplir le réchaud, et un briquet tempête pour l’allumage.

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Le réchaud, le briquet, l’entonnoir de remplissage (confipote), l’additif. La bouteille d’essence est stockée dans une des poches extérieure.

L’avantage de l’essence est qu’on en trouve partout et que c’est insensible au froid (le gaz gèle). Comme l’essence voiture n’est pas pure, il faut additionner chaque plein du réchaud avec 25 gouttes par plein du réchaud.

 

La boite pharmacie, 800 grammes

basique, dont bandes de contention et  huile essentielle de tea tree pour désinfecter et retirer les mauvaises odeurs de mes chaussures : 3 ou 4 gouttes sur la semelle suffisent.

 

La tente, 4 kilos

3 places (volume = confort), type dôme (volume intérieur), suspendue (possibilité ainsi de ne pas monter la tente intérieure) et munie d’une avancée qui permet de cuisiner à l’abri lorsqu’il pleut et de ranger les affaires de bivouac. Hauteur 1m30 pour le confort également.

 

Le sac matelas à air et gonfleur, 700 grammes

 

La trousse de toilette, 700 grammes

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La tente, machette, sac nuit, sac vêtements, trousse de toilette et matelas à air

Le sac « nuit », 2 kilos

-          duvet

-          drap de duvet

-          pyjama

-          étui à lunettes

 

Le sac « vêtements», 2,6 kilos au maxilmum

-          1 sous sac avec les sous-vêtements

-          1 sous sac avec les vêtements de rechange

 

Divers

-          La machette

-          Les 2 bidons de 5 litres pour l‘eau

-          Une petite bâche pour couvrir le bât la nuit et pour le pique-nique ou encore s’abriter de la pluie

-          Un seau en toile PCV repliable de 12 litres acheté en chine sur AliExpress. Le seau sert pour faire boire Véga et, par moment, pour se laver.

-          Panneau solaire de 18 watts

 

Dans mon sac à dos de 30 litres, 3,5 kilos

lampe frontale

- 4 accus lithium 1,5 volts de rechange pour le GPS

- GPS Garmin 35 avec cartographie et mes traces préparées d’avance

- liseuse

- casque audio

- lunettes de soleil

- monoculaire

- couteau fourchette verre

- vêtements chauds

- vêtements de pluie

 

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Retour d’expérience sur le matériel

Posté par vegaroma le 17 novembre 2017

Matériel pour l’ânesse

Tapis de bât Randoline. Rien à dire, constitué d’un fourreau en coton épais et fourré de feutre épais avec double épaisseur au niveau des patins.

Bât Randoline : à oublier. Je n’ai eu que des problèmes avec. En plus, il est cher et je me suis fait rembarrer par la gérante lorsque j’ai eu le malheur de faire des critiques (qui auraient peut être pu aider à améliorer le produit). Parmi les inconvénients majeurs : n’est pas rigide, patins trop petits, les butoirs des patins et le point de gravité trop haut sont la source d’un ballant très important dans les montées et descentes abruptes en sentier de montagne. Les fixations du harnais sont perfectibles. Heureusement, j’avais modifié le bât avant de partir entre autre en le rendant rigide. Malgré cela, le dos de Véga était écorché au bout de 1500 kilomètres  et je n’ai jamais pu la soigner entièrement sur la route. A la fin, j’ai évité les sentiers en montagne au profit du goudron car la pauvre Véga gémissait de douleur dans les descentes.

Avant de partir, entretenir le bois : 25% de térébenthine et 75% d’huile de lin, et le harnais en cuir avec de l’huile de pied de bœuf.

De retour, j’ai fabriqué un autre bât et n’ai même pas cherché à vendre le bât Randoline !

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Le nouveau bât que j’ai fabriqué. Testé sur de petites randos à la journée, je vais m’en servir en avril 2018 pour une rando de 450 kilomètres

Sacoches, fabriquées moi-même en toile de bâche de camion, renforcées sur toute leur périphérie avec de la sangle de ceinture de sécurité récupérée dans une casse de voiture. Fermeture velcro large. 60 litres chacune et de couleur verte.

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Licol, longes et piquet : licol en cuir et 3 longes. Une longe de 2 mètres pour la mener. Une longe en sangle de 20mm et de 5 mètres de long, équipée d’un côté d’un mousqueton rapide, de l’autre d’une poignée. Cette longe, fabrication personnelle, m’a principalement servie pour aider Véga à franchir des passages où elle hésitait : passerelles, gués, …. Une longe de bivouac de 10 mètres en câble acier de 3mm et de 5000kg de charge de rupture passée dans un tuyau en PVC armé de même longueur et  diamètre 8/12. La longe de bivouac est équipée côté âne d’un émerillon qui évite au câble de s’entortiller ;  fabrication personnelle. Deux mousquetons (à vis) permettent de raccorder la longe d’un côté au piquet de bivouac, de l’autre à Véga. Piquet également de fabrication personnelle : fer à béton  long de 50cm, d’une section de 12mm, il est muni d’un anneau qui tourne et dans lequel on fixe la longe de bivouac. Sans oublier (pour faire boire Véga) un seau en toile PCV repliable de 12 litres acheté en chine sur AliExpress. Le seau nous a également servi par moment pour nous laver.

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Le piquet et la longe de bivouac

Matériel de soin : étrille, cure pied, brosse plastique douce, ciseaux (couper les poils près d’une plaie), savon de Marseille (nettoyage plaies), bétadine jaune (désinfectant), crème cicatrisante, huile essentielle de tea tree (anti fongicide, bactéricide,…) et de lavande officinale (cicatrisant), gaze, bande de contention élastique. La pharmacie est commune à l’âne et à moi.

PS : je me sers également du tea tree pour désinfecter et retirer les mauvaises odeurs de mes chaussures : 3 ou 4 gouttes sur la semelle suffisent.

Pour l’ensemble de mon matériel (sauf les sacoches), j’ai choisi une couleur facilement repérable dans la nature car pour ainsi dire absente : le bleu vif.

 

Complément alimentaire : lorsque j’étais dans des régions ou l’herbe n’était pas assez riche, ou lorsque je voyais que Véga avait besoin de reprendre des forces, j’achetais entre 5 à 10 kilos de graines : 2/3 d’orge et 1/3 de maïs. Je demandais aussi par moment du foin. 1 pierre à sel de l’Himalaya (Décathlon) que j’ai coupée en 2 avant de partir pour une question de poids.

 

Matériel de camping et de réparation

Tente 3 places (volume = confort), type dôme (volume intérieur), suspendue (possibilité ainsi de ne pas monter la tente intérieure) et munie d’une avancée qui permet de cuisiner à l’abri lorsqu’il pleut et de ranger les affaires de bivouac. Hauteur 1m30 pour le confort également.

Réchaud à essence Coleman 441. L’avantage de l’essence est qu’on en trouve partout et que c’est insensible au froid (le gaz gèle). Comme l’essence voiture n’est pas pure, j’avais également amené quelques millilitres de nettoyant injecteurs moteur à essence. 20 à 25 gouttes par plein du réchaud. L’essence est stockée dans une gourde métallique. J’avais un emballage de Confipote en guise d’entonnoir pour remplir le réchaud, et un briquet tempête pour l’allumage.

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Cuisine : 1 parevent, 1 popote 1,5 litres, 1 bouilloire 1,2 litres, 1 petite cafetière Italienne à pression,  1 râpe (carottes, pdt, …), 1 passoire repliable en silicone, 1 boite 6 œufs en plastique, 1 boule à thé, 2 assiettes en plastique, 2 verres repliables en silicone, cuillère, fourchette, Opinel lame carbone n°6. 1 base de cuisine : huile et vinaigre balsamique chacun dans des bouteilles 50cl de coca, sel, poivre, épice tagine, épice curry, chacun dans des petits récipients plastique de 50ml, purée, lait, sucre, riz chacun dans des contenant récupérés : sucre en poudre ou mieux de farine (ouverture plus grande donc plus facile à recharger), du café moulu. L’ensemble est rangé soit dans des boites en plastique souple type Tupperware, ou des bidons étanches et des zip logs à curseur. Pour le transport de l’eau, nous avions 2 bouteilles de Badoit et 2 cubits de vin de 5 litres (bon, il faut boire les 10 litres de vin avant de partir hein !). Par moment, en toscane, les 12 litres de réserve étaient limite et nous avons acheté un bidon de 5 litre en plus car Véga avait besoin de beaucoup d’eau. Pour ceux qui ne le savent pas, on trouve de l’eau dans les cimetières, aux fontaines publiques, dans les stations service, dans les bars, chez l’habitant. Nous nous ne sommes vu refuser qu’une fois de l’eau pendant les 6 pois de notre périple.

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Outils et réparation : 1 massette (piquet de bivouac et tente), 1 machette (elle nous a sauvé la mise à 3 ou 4 reprises), 1 petite pince multiprise, 1 pince universelle, 1 tube de colle néoprène (réparation des sacoches et du seau,… ) 1 clé plate de 8 (resserrer les serres câble de la longe de bivouac), 1 pierre à affuter diamant, quelques mètres de cordelette dynéma 2 ou 3 mm avec tendeurs (fil à étendre le linge, lacet de secours, tendeur pour tente si vent fort, … ,  1 recharge pour briquets à gaz, 1 bombe anti agression au poivre (contre les patous. Nous n’en avons pas eu l’usage), 1 rouleau adhésif toile étanche (indispensable !), des morceaux de toile à bâche (ils nous ont servis pour réparer les sacoches et le seau de Véga), 1 tube de colle glu gel, 1 mètre couturier, 1 Speedy Stitcher et 2 aiguilles de rechange, 1 bobine de fil épais pour Stitcher, diverses tailles d’aiguilles à coudre, 1 bobine de fil à coudre polyester solide (au moins 100Nm), une 20aine d’épingle nourrice (servent aussi de pinces à linge) ciseaux, voir dans matériel âne, élastiques PM tirées de chambre à air de vélo et GM tirées de chambre à air de voiture, nécessaire de réparation pour matelas à air.

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Le seau pliant de Véga le Speedy Stitcher et une cordelette équipée de ses tendeurs

 

Matériel d’orientation et électrique

Eclairage nous avions chacun une frontale à batterie rechargeable intégrée géonaute de chez D4

GPS nous avions chacun notre GPS Garmin Etrex avec l’ensemble des traces préparées d’avance. Nous y avions installé les cartes Openstreetmap rando au préalable pour la France, Suisse et Italie.

Divers, pour chaque personne, 1 chargeur solaire (5V et 18watt, voir chez AliExpress), 4 accus AA de rechange pour le GPS plus 2 piles AA lithium en cas de détresse, 1 chargeur compact (Tekkeon MP1580) pour les accus AA,  1 casque pour écouter la musique, 1 liseuse, 1 smartphone, 1 chargeur secteur double prise USB de 2 ampères, 1 multiprise, 1 adaptateur ampoule B22 vers B22 avec 2 PC incorporées, 1 adaptateur ampoule E14 vers B22, cordons adaptés, et enfin  batterie autonome d’une capacité de 12000 ampères et qui délivre du 5 volts en 1 ou 2 ampères.

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Chargeur solaire, GPS, chargeurs, liseuse et accessoires

En plus, nous avions un mini PC Lenovo X201 qui nous a permis de mettre le blog à jour et nous a sauvé la mise lorsque nous avons dû changer nos traces suite aux intempéries et lorsque nous nous sommes vus refuser le passage d’une rivière par un bac. Nous avons fait la recharge du PC en terrain de camping, en gîte ou dans des bars.

Nous avions 1 forfait international sur l’un des smartphone qui nous a permis de bénéficier tout le temps d’internet et nous sommes servi de ce smartphone pour avoir internet sur le PC.

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La préparation du proget

Posté par vegaroma le 6 janvier 2017

2015 – LE DEBUT DE L’HISTOIRE

Après avoir lu le livre de Jacques CLOUTEAU « Randonner avec un âne », nous prenons contact avec Sandrine et Gilles LEMAIRE,  « Anes en Vexin » à Longuesse en juin 2015.

Sandrine et Gilles nous expliquent l’essentiel à connaître pour faire une ballade avec un âne :

- Comment le préparer avant la randonnée, l’étriller pour enlever toute matière qui pourrait le blesser, lui curer les sabots afin d’enlever si besoin les petits cailloux qui pourraient blesser la fourchette, mettre le bat et régler l’harnachement, …

- Pendant la rando, lui faire comprendre qui est le « patron » (surtout s’il veut manger l’herbe au bord du chemin plutôt que de marcher!). S’il s’arrête et ne veux plus avancer, c’est que quelque chose le perturbe donc le pas le brusquer, mais lui montrer « en douceur » qu’il n’y a pas de danger, …

Ensuite, nous faisons une petite rando d’une 15aine de kilomètres avec « Caramel »

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Prise en main !

Ravis ce cette première expérience, nous décidons de récidiver en emmenant avec nous notre petite fille.

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Après quelques hésitations bien compréhensibles, Margaux est toute fière de tenir la longe de Domino

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Puis de finir la ballade sur Domino

 

PREMIERE RANDO DE 11  JOURS

Afin de valider que nous sommes aptes à partir jusqu’à Rome avec un âne, nous consacrons une partie de nos vacances d’été 2015 à faire une randonnée d’environ 200 kilomètres dans les Cévennes, mais hors du chemin de Stevenson qui attire trop de monde.

Après quelques recherches sur internet, nous prenons contact avec Chantal qui nous prépare une superbe rando en boucle passant par le mont Lozère à partir de Saint Martin de Lansuscle, en passant par Casagnas, La tour du Viala, Finiels, la Fage, les Chabrières, Mijavol, la Borie, La Barre des Cévennes. Le soir, nous étions soit en gîte, soit sous tente.

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Martine avec Pimprenelle sur une des rares parties goudronnée de notre circuit.

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Au bout de 2 ou 3 jours de « vie commune » avec Pimprenelle, nous avons pris confiance, et, hors les routes goudronnées, nous ne tenions plus notre ânesse en longe!

Ce que nous avons retenu de cette expérience :

- Que nous avions été bien inspirés de faire au préalable des essais : nous avons rencontré un groupe de 4 femmes qui galéraient avec leur âne (qui n’en faisait qu’à sa tête) et regrettaient cette expérience

- Qu’un âne est un animal intelligent et très attachant et qu’il facilite le contact avec les personnes que l’on rencontre

- A faire les soins quotidiens: étriller, soigner les plaies (taons), curer les sabots, donner à boire , …

- A mettre le bat, équilibrer correctement les sacoches

- Nous rendre compte qu’avec un âne, certains passages sont prohibés : pas d’escalade, chicanes anti vélo ou moto, …

- Qu’un âne passe presque partout sauf les restrictions ci dessus

- Qu’il faut mieux une grande ânesse qu’un âne (grande, elle peut porter plus de poids et faire des pas adaptés aux nôtres)

 

Bref, nous sommes rentrés Sur Ecouen décidés plus que jamais à donner vie à notre projet.

 

2016 – NOUS CHERCHONS, NOUS TROUVONS, NOUS ADOPTONS

Après notre randonnée dans les Cévennes, nous décidons Martine et moi de donner forme à notre projet : il nous faut trouver une grande ânesse et commencer à préparer notre itinéraire.

Nous reprenons contact début 2016 avec Sandrine et Gilles et leur exposons nos souhaits suite à notre expérience Cévenole.

Sandrine et Gilles nous proposent une grande ânesse, Véga, qu’ils avaient acquis pensant faire de l’attelage, projet tombé à l’eau faute de temps.

Véga est une jeune ânesse de 6 ans qui n’a jamais travaillé, ce que nous trouvons plutôt bien car ainsi, elle n’a pas pris de mauvaises habitudes.

Avec Patrice et Sandrine, nous faisons une première ballade avec elle en mai 2016. D’emblée, elle nous séduit d’autant plus que, globalement, pour une ânesse qui n’a pas « travaillé », la ballade s’est bien passée.

 

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Véga est une belle et grande ânesse de plus d’un mètre 30 au garrot. Son papa est un Grand noir du Berry.

Au début, nous avions envisagé un genre d’achat/location,  nous partions à Rome, revenions et rendions ensuite l’âne. Ensuite, nous avons pensé que nous nous attacherions certainement à l’ânesse, et que nous pourrions ensuite l’utiliser pour faire des ballades avec nos petits enfants. C’est ainsi que nous avons ensuite cherché un pré ou nous pourrions la mettre près d’Ecouen.

Nous convenons avec Sandrine de « parrainer » Véga jusqu’à la fin des grandes vacances, puis de l’acheter à la rentrée, et enfin, de l’amener sur Ecouen en décembre.

En attendant, il fallait l’équiper !

 

LE MATERIEL

Pour équiper Véga, et selon les conseils de Sandrine et Gilles, nous avons acheté, en mai, un licol, une longe, une étrille, un cure pieds, un bouchon (genre brosse à chiendent et une brosse douce pour les parties sensibles. J’ai fabriqué un sac à partir d’un vieux jean pour mettre ce nécessaire.

 

Pour finir de l’équiper, il nous fallait encore un tapis de bat, un bât,  des sacoches,  une longe longue, une longe de bivouac, un piquet pour le bivouac.

Vu les prix de ces matériels, je me suis décidé à en fabriquer le maximum. Ce fut chose faite entre mai et juillet.

Après avoir pas mal surfé sur le net pour me faire des idées sur les matériaux, les formes, la praticité de tel ou tel modèle, j’ai fabriqué 1 longe en sangle de 5 mètres, une longe de bivouac de 8 mètres, 1 piquet de bivouac et une paire de sacoches en toile à bâche de camion de 70 litres chacune.

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De la toile à bâche de camion, des ceintures de sécurité récupérées dans une casse auto pour renforcer les sacoches, fermetures par velcro, (merci à Sandrine et Gilles pour leurs précieux conseils)

La fixation prévue à l’origine (par sangles), a été modifiée par une tringle afin de faciliter la pose/dépose sur le bât et augmenter la stabilité

Ensuite, sur les conseils de Sandrine et Gilles, malgré quelques remontées négatives vu sur le net, entre autre sur le site de « NOs’Z’ANEs’Z’ET NOUS »,  extrait de leur site :  « Je suis désolé mais les Randoline , c’est la bonne idée mal appliquée»,  j’ai acheté, en aout, un bât Randoline,  et le tapis ad hoc.

Disons-le de suite, le bât Randoline est confortable pour l’âne, mais quoiqu’en disent les personnes de l’entreprise Randoline (qui ne supportent pas les remarques sur leur matériel au lieu de les prendre comme pistes d’amélioration),  le bât donc doit être modifié, principalement au niveau du harnachement.

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Sandrine règle l’avaloire du bât. On voit bien que la sous ventrière se ferme sous le ventre. Gilles et Jean-Pierre règlent la bricole.

J’ai donc revu et la bricole (courroie sur le poitrail de l’âne) et la fixation de la sous ventrière de manière à ce que l’on puisse les enlever aussi bien à droite qu’à gauche de l’âne. J’ai également revu les écrous de fixation du bât. Malgré cela, j’ai remarqué que les « coussins » sur lesquels le bât repose sur l’animal ont tendance à se desserrer ==> prendre une clé à pipe de 10 dans la trousse à outils !

Pour nous même, nous partirons avec nos affaires habituelles de rando. Nous avons malgré tout investi dans une tente dôme de 3 places avec un auvent en lieu et place de notre habituelle tente 2 places de 1 kilo (6 mois de randonnée méritent malgré tout un peu de confort !)

Nous prenons également un réchaud à essence au lieu de notre habituel réchaud à gaz, compte tenu que l’essence se trouve partout, contrairement aux cartouches de gaz.

 

Parallèlement, courant octobre, et en prévision de l’arrivée de Véga sur Ecouen en décembre, nous achetons et montons un abri de jardin de 10m2 sur un terrain que les parents de Mathieu (le compagnon d’Anaïs, une de nos filles) nous prêtent.

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Mathieu et son papa montent les cloisons. Les garçons maintiennent la structure en attendant l’assemblage. Il ne manque plus que Véga !

Au début, nous avions pensé amener Véga sur Ecouen dans un van. Après réflexion, nous allons la ramener à pieds afin de pouvoir tester notre matériel avant le grand départ de mars 2017.

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Martine lors d’une pause pendant une promenade en novembre. A priori, plus de modifications à faire sur le bât et les sacoches !

 

DECEMBRE 2016, LE VOYAGE DE LONGUESSE A ECOUEN, ou la première grande randonnée de Véga

Au départ, nous avions prévus de faire faire le voyage de Longuesse à Ecouen de Véga par van.

En y réfléchissant, nous avons pensé qu’il fallait plutôt en profiter pour tester notre relation à Véga, ses réactions devant l’inconnu, ses aptitudes à la randonnée au long court, notre matériel.

Nous avons donc décidé de revenir à pied avec elle et avons préparé une trace évitant l’agglomération de Pontoise, soit un peu plus de 70 kilomètres répartis en 4 étapes d’environ 18 kilomètres et 3 bivouacs.

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Ainsi, nous nous retrouvons  lundi 12 décembre chez Sandrine et Gilles avec notre matériel tel qu’il doit être lors du grand départ de mars 2017, soit :

23 kilos de matériel pour Véga : bât, tapis de bât, matériels de soin, longes, piquet, …..

Environ 4 kilos de piquets et matériel pour faire un parc / clôture électrique lors des bivouacs (que nous n’aurons pas en mars)

Une 30 aine de kilos de matériels pour nous : affaires personnelles, matériels de bivouac, outils, nourriture, …. répartis entre les 2 sacoches latérales (équilibrées au peson) et un sac sommital.

 

Nous bâtons avec Sandrine et gilles et installons les sacoches. Véga, qui n’a jamais porté de charges lourdes est surprise et tatillonne un peu avant de trouver son équilibre !

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Patrice, Jean-Pierre et Véga                                          Patrice, Véga, Sandrine et Gilles

Vers les 10heures 30, nous prenons la route, Sandrine nous accompagne. Heureusement, car nous n’avons pas fait 2 kilomètres que le bât commence à se retourner ! Nous re-sanglons et serrons un peu plus la sous ventrière puis repartons.

Premier passage nouveau pour notre ânesse : le tunnel qui passe sous la nationale 14 : résonances, bruits de voitures, de camions, …. Tout se passe à merveille, à peine une petite hésitation.

Au sortir du tunnel, le bât donne à nouveau des signes de retournement. Nous enlevons les sacoches et le sac sommital et revoyons notre chargement : le moins de poids possible sur le sac sommital et les charges lourdes au fond des sacoches.

Sandrine nous quitte ensuite, puis nous dirigeons vers Us où nous attend notre premier passage à niveau que nous appréhendons vu les difficultés décrites par Guy Duffroy  qui a fait 5000 kilomètres avec son âne sur les chemins de Compostelle.

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Entre Longuesse et Us

Arrivés sans encombre à Us, une voiture effraie Véga dans une rue très étroite è nouveau début de retournement du bât ! Nous redressons la situation et peu après, le passage à niveau se présente et est traversé presque sans hésitation (à notre grande surprise) par Véga.

Par contre, quelques kilomètres plus loin, la route est barrée dans sa totalité par une large grille qui recouvre un chenal prévu pour recueillir les eaux pluviales. Un bout de carotte viendra finalement à bout des hésitations de notre ânesse

Le reste de la journée se passa sans problème hormis la pluie et le froid, et, arrivés en vue de notre étape, Epiais Rhus, nous laissons Véga brouter une herbe bien grasse pendant ¾ d’heure.

Nous nous rendons ensuite, à la nuit tombante chez Ségolène, Pierrick et leurs 4 enfants qui ont accepté avec gentillesse de nous permettre de monter un bivouac dans leur jardin.  Après un repas convivial (et bien au chaud) pris avec la famille, nous partons tester notre nouvelle tente.

 

Mardi 13 décembre, levé et petit déjeuner au chaud avec Pierrick, puis premier démontage du bivouac et préparation de Véga. Cela nous prend 1heure ¼.

Nous partons ensuite avec Pierrick et ses 3 derniers enfants en direction l’école d’Ethiais Rhus ou nous attend Philippe, le Directeur ainsi que les 67 élèves de l’école à qui nous devons présenter notre projet.

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Présentation du matériel aux enfants de l’école d’Ethiais Rhus

Ce fut un véritable plaisir de présenter pendant environ 1 heure ½ à tous ces enfants notre future aventure. Leur attention était soutenue et leurs questions perspicaces.

Vers 10 heures, nous avons montré aux professeurs et enfants comment on bâtait un âne et comment on disposait les bagages sur le bât, puis nous sommes repartis vers notre étape du jour : Nesles la Vallée.

Nous avions à peine fait 200 mètres que nous avons à nouveau un problème de retournement du bât.  Nous rectifions la situation et, au lieu de mettre le sac sommital dans le sens du bât, nous le mettons en travers pour changer les équilibres.

Le fait de mettre le sac en travers du bât sur les sacoches améliore l’équilibre, et c’est ainsi que la journée de passe sans problème majeur.

Véga nous a surpris par sa volonté elle a découvert des obstacles inconnus qu’elle a franchie en nous suivant tels que passage entre 2 plots anti véhicules dans les chemins, chemins pentus et rocailleux, …

Le midi, lors de la pause repas, nous plantons le piquet de bivouac et y raccordons Véga avec la longe de 8 mètres. Après s’être pris un pied avant dedans et avoir paniqué, elle a apparemment vite compris comment s’y prendre avec cette longue longe !

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Première utilisation du piquet et de la longe de bivouac

Elle nous a même carrément « bluffés » lorsqu’au détour d’un virage, sur un chemin forestier encaissé, nous avons aperçus un arbre déraciné qui barrait le chemin à environ 1m50 du sol. Nous nous arrêtons, faisons passer de l’autre côté de l’obstacle le sac et les sacoches, et, nous apprêtant à aller chercher Véga pour la débâter et la faire passer sous l’arbre, nous la voyons qui le passe d’elle-même et nous rejoint.

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Les bagages à peine à terre, Véga nous rejoint d’elle même !

Arrivés à Nesles la Vallée, nous voyons que le terrain où nous pensions bivouaquer est plus ou moins en friche, Thibault, jardinier paysagiste qui habite juste en face du terrain nous propose de monter le parc dans son jardin et nous propose de nous coucher dans l’une des dépendances de sa maison. Merci à lui car ainsi, nous avons pu mettre la tente qui était restée trempée suite à la pluvieuse nuit dernière à sécher.

 

Mercredi 14. Il nous faut encore 1heure ½ pour démonter le par cet préparer Véga. Départ à 10 heures. Ce matin, sur les conseils téléphonique de Sandrine et Gilles, nous abaissons le centre de gravité des sacoches en les fixant sur le bât au moyen d’une sangle. Ce faisant, nous notons une amélioration de la stabilité du bât.

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Véga s’habitue à nous et nous étonne par son aptitude à affronter les nouveautés (bruit des trains entre autre) et difficultés tel que le passage des baïonnettes mises en place sur les chemins pour en interdire l’accès aux vélos.  Le midi, nous octroyons une pause repas d’une heure à Véga et à nous même.

Lors de la traversée des ponts de l’Oise à L’Isle Adam, Véga est assez tendue par la présence de nombreux véhicules et je dois la tenir ferme par le licol afin qu’elle tienne bien sa droite ! Comme il n’est que 15 heures, nous décidons de ne pas faire étape à L’Isle Adam comme prévu et de continuer encore.

Nous arrivons au bivouac du soir vers les 16h30 après avoir parcouru presque 23 kilomètres. Nous sommes heureux d’avoir réussi ce kilométrage après seulement 3 jours de randonnée avec une ânesse qui n’en avait jamais fait précédemment. Cela veut dire que lorsque les jours seront plus longs, nous pourrons faire des kilométrages beaucoup plus importants.

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Bivouac dans une clairière de la forêt de l’Isle-Adam

Jeudi 15. Nous nous réveillons avec les parois de la tente complètement gelées malgré cela, nous avons très bien dormis : notre matériel de bivouac est au point ! Partis vers les 10 heures comme les jours précédents, nous espérons arriver à Ecouen vers les 13 heures car Véga est vaillante et qu’il ne nous reste plus que 12 kilomètres à faire.

C’était sans compter sur le seul obstacle que Véga ne franchira pas : un pont au-dessus de la ligne de  chemin de fer Paris – Luzarches que nous trouvons barré, sans aucun passage piéton, par des gros blocs de grès. Nous mettrons plus d’une heure à essayer de convaincre, en vain, notre vaillante Véga d’escalader les blocs. Nous sentions pourtant qu’elle avait envie de nous suivre de l’autre côté de cet obstacle mais pour une « première » escalade, ces blocs étaient malgré tout trop hauts.

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Le seul obstacle que Véga ne franchira pas durant ces 70 kilomètres

Nous trouvons un chemin de dérivation qui nous allonge un peu et franchi la voie ferrée par un tunnel. Environ 3 kilomètres avant Ecouen, un ruisseau traverse de part en part le chemin faisant une sorte de petit gué. Une motivation de Patrice qui tient la longe, une légère pression sur les fesses par Jean-Pierre et voilà notre brave Véga les pieds dans l’eau qui traverse le ruisseau.

Par la suite, elle n’évitera plus systématiquement les flaques d’eau !

15h15, nous arrivons à Ecouen et mettons Véga au pré où l’attend sa cabane, la meule de foin si gentiment donnée par Monsieur DUWER, maréchal-ferrant, les poules des parents de Mathieu.

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Trouvez moi parmi les poules

 

Conclusions :

-          Véga est une super ânesse, gentille et vaillante, qui va devenir une sacrée randonneuse !

-          Nous avons appris comment charger au mieux notre matériel

-          Notre matériel est au point, il n’y a rien à revoir, en dehors du bât

-          Le bât Randoline est perfectible et mérite des améliorations outre celles que nous avions apportées avant cette randonnée (possibilité de débâter des deux côtés). C’est un produit trop cher par rapport à un bât américain qui lui est utilisable en l’état. Après notre périple de 70 kilomètres, tous les boulons étaient desserrés (nous les avions pourtant montés avec des rondelles grower et de la colle anti vibration. Le cadre du haut avait été monté avec de la colle à bois (qui s’est décollée suite aux vibrations et contraintes dues au système de montage). Contrairement à ce que dit le fabricant, l’équilibrage des sacoches est aussi impératif que lors de l’utilisation d’un bât américain.

Heureusement que nous avons fait ce petit périple de 70 kilomètres avant de partir. Ceci nous a évité des déconvenues et nous aura laissé le temps de modifier le bât afin de le rendre fiable au long cours

Modifications apportées au bât Randoline :

-          Modification de la bricole afin de pouvoir le monter à droite ou à gauche

-          Modification de la sous ventrière pour pouvoir la fixer et la régler à droite ou à gauche

-          Mise en place de 4 équerres sur le haut du bas pour assurer sa rigidité

-         Ajout de 2 contreforts afin d’éviter que les arceaux ne prennent du jeu au niveau des axes de réglage

Il est impératif d’abaisser le centre de gravité des sacoches pour assurer une bonne stabilité du bât.

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Le bât Randoline modifié, on aperçoit les 4 cornières qui assurent désormais la rigidité au bât et les 2 contreforts qui empêchent le jeu dans les arceaux

 

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