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5 – Retour Italie jusqu’au col du Grand St Bernard

Posté par vegaroma le 6 juillet 2017

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DU 1er AU 6 JUILLET

1er juillet, en allant chercher Martine, belle surprise pour Jean-Pierre qui découvre ses filles et Mathieu venus lui faire un petit coucou. Super WE familial, gastronomique, culturel et spirituel pour certaine.

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3 juillet, départ sur les chapeaux de roue, arrêt brutal devant un filet d’eau que Véga refuse obstinément de passer. L’aide de 2 cantonniers n’y change rien. Seule, la patience la vaincra au bout d’une heure. Le soir nous posons nos valises dans un endroit charmant ce qui nous donne l occasion de vous présenter notre nouvelle maison. Ça fait un moment que nous pensons rénover notre habitation.

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Campagnano di Roma                                                       La cuisine style épuré

4 juillet, longue journée de marche sous un soleil de plomb. Il nous faut encore faire plus de 30 kilomètres pour trouver l’endroit idéal pour bivouaquer : un petit pré aux herbes odorantes et enivrantes.

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La salle à manger, vaste et aérée, la buanderie style Mère Denis et le jacuzzi

5 juillet, lever à 5 heures comme d’habitude, préparation efficace et rapide à tel point que nous laissons le piquet de longe de Véga sur place. Un vrai problème. Journée de marche agréable. Depuis l’aller, je constate que 4 endroits ont brulé. Nous assistons également à un départ de feu violent à 200 mètres de nous avant Vetralla.

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Sutri                                                                                        Enfin, un peu d’ombre

6 juillet, après une toute petite marche de 14 kilomètres, nous retrouvons avec joie notre ami Carmello à Viterbo. Toujours accueillant, il nous offre le déjeuner et le dîner. Toujours serviable, il réussi à nous faire fabriquer un nouveau piquet qu’il viendra nous livrer sur la route. Il invite aussi Jean-Pierre à améliorer son trot assis qui repartirait bien avec cette nouvelle monture (sans abandonner Véga bien entendu !)

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Véga au repos                                                                        JP prépare le prix d’Amérique

DU 7 AU 12 JUILLET

7 juillet, avant notre départ, Carmelo nous fait une démonstration de ses talents et de ceux de ses chevaux : pur émerveillement. Il nous donne rendez vous à Viterbo pour nous donner le piquet qu’il a fait faire sur mesure.

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Carmello nous gratifie d’un spectacle somptueux.  Après l’effort le réconfort coucher de soleil sur le lac de Bolsena

Martine s’est blessée au pied, le grand apothicaire Jean-Pierre la soigne avec la pommade de Véga. Résultat époustouflant !

Grosse appréhension de Martine pour la montée de Montefiascone. Finalement, « fingers in the nose ». Lors d’un arrêt en ville pour rafraichir tout le monde, nous sommes combles par les habitants qui veulent chacun nous faire un petit plaisir. Ça nous vaut 2 interviews.

Nous trouvons l’endroit idéal pour planter la tente. Le voisin arrive avec : le seau d’eau pour Véga, vin blanc et glaçons pour nous.

8 juillet, passage par la petite ville médiévale de Bolsana, célèbre pour un miracle eucharistique sur lequel nous n’avons pas plus de détails.

Grosse frayeur  pour nous et Véga qui s’est  affalée sur les 2 mètres de pavés à franchir. Nous avons dû débâter pour l’alléger afin qu’elle puisse passer sans problème.

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Le charmant village de Bolsena (sauf pour Véga qu’il a fallu débâter pour passer 2 mètres de pavés glissants)

Le soir, nous avons bénéficié d’une synergie de bienveillances diverses pour nous trouver gîte et couvert .

9 juillet, le négatif de la journée c’est un nouvel incendie devant nous. Il faut croire que le pays s’enflamme à notre passage….

Le positif, c’est notre rencontre, à Aquapendente avec Giovanni. Visite privée pour Martine de la crypte de l’église du Saint Sépulcre où se trouve une croix venant de Jérusalem et un magnifique tabernacle de Della Robia.

Il organise notre soirée dans un gîte pèlerin à Ponte a Rido ou nous sommes accueillis par Alberto. Nous quittons le Lazio pour entrer à nouveau en Toscane.

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L’église du St Sépulcre à Aquapendente                         L’italie s’enflamme sur notre passage

10 juillet, arrivée à Radicofani qui nous regarde de haut. C’est un entrainement pour la suite. Il est fait chaud, il fait beau,…. On attend un nuage ! Bivouac avec les moutons.

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Radicofani qui cumule à 800 mètres                                Chapardege

11 juillet, RAS, JP en vient à regretter le froid Helvétique. Le soir, grosse galère. L’agriturisme réserve bien des surprises. Certains agriculteurs sont allergiques à l’âne. Damned, pas encore de douche aujourd’hui. Bivouac avec les abeilles.

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Tous les chemins mènent à Rome, à pied ou en voiture.  Paysage de Toscane

12  juillet, Martine s’est affalée sur le goudron. Elle ne peut plus lever le bras. Réalité ou feinte ??

Accueil dans un hôtel qui accepte les ânes et offre à Véga un cadre somptueux. Nous arriverons demain à Sienne.

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San Quirico d’Orcia                                                              Véga s’est fait une beauté

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Quinciano                                                                               Acceuil de Véga à l’hôtel ou elle profite du jardin

DU 13 AU 18 JUILLET

13 juillet, après une grasse matinée dans notre hôtel jusqu’à 6h15, après un petit déjeuner copieux, nous partons en direction de Sienne vers 8h15. Il nous faut emprunter la route nationale qui mène à Sienne pour récupérer notre trace si bien que la marche est stressante pour tout le monde.

La Sienne historique est une ville magnifique et importante dont la traversée se passe sans problème. Si nous avions demandé 1 euro par photo prise, nous aurions récolté plus de 1000 euros pendant le long parcours qui nous a menés d’une porte à l’autre.

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Sienne, incontournable

Bivouac au bout de 24 kilomètres car notre Véga donne des signes de fatigue.

14 juillet, journée très agréable, marche en sous bois. Nous passons à Monteriggioni pour faire des courses hélas, il s’agit d’une jolie ville musée uniquement tournée vers le tourisme : pas une carotte pour Véga !

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Monteriggioni

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Chateau privé dominant notre chemin                              On avanche, on avanche, est ce qu’on aura assez d’échenche…

15 juillet, la journée des 3 gués. Rien n’est jamais acquis avec Véga : 1er gué, il faut 2 heures de patience pour qu’elle se décide à passer. 2ème gué, passage à sec et ensuite, le 3ème, elle le franchi, à notre surprise, sans hésitation. Passage à San Gimignano. Très belle ville moyenâgeuse qui attire les foules de touristes.  Nous tombons sur la Brigitte Bardot de service scandalisée que nous fassions porter nos bagages par Véga. Nous terminons la journée à Pancole où la vierge Marie a fait un miracle en sauvant une famille de la disette, d’où l’église Notre Dame de la Providence. Providence qui nous a bien failli : nous espérions un gîte paroissial, nous terminons dans un champ en friche et bosselé.

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J’y vais ou j’y vais pas ?                                                      San Gimignano

16 juillet, JP change de pneus, ils donnaient des signes de fatigue au bout de 2000 kilomètres.

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Paysages de Toscane, avant et après le feu

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Tentures et matelas assortis orange tendance               Vue de notre chambre au réveil

17 juillet, un hôtelier qui s’était engagé à nous héberger se rétracte à notre arrivée, grosse déception ! Colère !

18 juillet, début de journée agréable. A Galleno, nous empruntons le chemin utilisé par Philippe Auguste au retour de la 3ème croisade. Après midi moins agréable, goudron et routes passantes. Arrêt à Porcari. Logement de luxe pour Véga et nous dans un hôtel équestre.

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Dans les pas de Philippe Auguste                                     Clin d’oeil à Nathalie….

 

DU 19 AU 25 JUILLET

19 juillet, la providence est de retour : Valentino, palefrenier à l’hôtel club hippique trouve la solution pour que les plaies dues au bât puissent enfin guérir en évitant les frottements. Traversée remarquée (Véga) de la belle ville de Lucca. Dans la journée, Renzo nous aborde et nous invite le soir chez lui à San Macario ou nous passons une soirée très conviviale. Merci à lui et à Laétitia.

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Valentino et Véga                                                                 La cathédrale de Lucca

20 et 21 juillet, journées olympiques pour Véga. Elle franchi un gué sans hésitation par un saut majestueux. Ensuite, elle a affronté une série d’escaliers tant en montée qu’en descente avec une grande maîtrise et un chemin abandonné dans les quel nous nous étions engagés, qu’il a fallu pour partie dégager à la machette. Le 21 au soir, après une après midi très éprouvante passée sur une route passagère, nous sommes accueillis par Don Joseppe qui nous ouvre la salle paroissiale très bien équipée pour des randonneurs. En remerciement, Véga tond la pelouse du presbytère de Mirtella.

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Véga férue d’art contemporain

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Massa                                                                                    Nous sommes en vue des Appenins

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Massa                                          L’escalier le plus facile

22 et 23 juillet, traversée de Carrare qui vit exclusivement de l’exploitation du marbre. Nous déambulons entre les blocs. Rien de spécial autrement sinon que nous empruntons des sentiers de montagne pentus sur lesquels Véga nous étonne par son courage à franchir les nombreuses difficultés. Le soir, nous espérions un hôtel, nous trouvons difficilement un bivouac à Aulla.

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De la montagne…………                                                      aux blocs de marbre…………….

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et aux œuvres                                                                    Sarzana

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Ponzano Supérieur                                                            Bibola

24 et 25 juillet départ sous des trombes d’eau. Les sentiers sont engorgés d’eau et provoquent la chute de Véga dans une fondrière. Débâtage, puis Jean-Pierre doit remonter les sacoches sur le dos. Le soir, nous trouvons un terrain de camping à Villafranca et décidons d’une journée de repos bien méritée après toutes ces péripéties.

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Atlas remonte les sacoches      Charmant petit pont sur notre route

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Virgoletta, vue générale                                                    et porte

 

DU 26 JUILLET AU 2 AOUT

26 juillet, tout le monde est en forme après une journée de repos, les paysages sont somptueux, les villages agréables, il suffit de se laisser porter…. Jusqu’à un arbre qui barre la route à Véga. Brave comme elle est, elle en débarde la moitié, le reste … pour Jean-Pierre.

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L’église de Filattiera                                                            Il faut un débardeur pour passer !

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Les Appenins                                                                       Village de Ponticello

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Pontremoli

27 juillet, journée harassante :  chaleur plus montée au col = grosse fatigue. De plus, la route nous aura réservée des surprises telle que passerelle suspendue avec, en prime, une chicane anti vélo. Le soir, nous trouvons le gîte pèlerin du Passo de la Cisa. Repas copieux et rencontres intéressantes.

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Découverte des Apennins

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Il ne me reste plus que le passage de gué

 

28 juillet, journée qui commence très bien à la fraiche mais qui ne va pas tarder à se gâter. Nous prenons un petit déjeuner à Bercetto où Véga, comme d’habitude rassemble sont fan club mais ne va pas tarder à déchanter devant un passage cavalier infranchissable. En fin de journée, Martine glisse et se foule la cheville. « C’est sûr, elle va moins bien marcher » : le maillon faible !

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Il n’y a pas que Véga qui porte des sacoches. Le fan club de Berceto

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Rien à faire, demi tour obligé                                             Ah qu’il est doux de glaner en marchant !

29 juillet, Martine a beau traîner la patte, nous marchons dans de beaux paysages. Nous souffrons tous les 3 de la chaleur et c’est avec soulagement que nous trouvons un endroit ou bivouaquer, entre l’autoroute, les usines à ciment et les canaux d’irrigation. L’orage menace. Nous montons exceptionnellement le double toit de la tente, avant que la tempête ne se déchaine et arrache un piquet. Nuit mouvementée. Nous avons quitté les Apennins pour la plaine du Po.

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On en oublierait la chaleur écrasante

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Eglise de Bardone                                                               Mathieu a indiqué à JP « par visioconférence » le bandage ad hoc

30 juillet, la journée débute mal avec Véga qui renâcle devant une passerelle en bois, mais se termine avec de belles rencontres : vers midi, nous sommes interpelés par l’amicale des anciens des troupes Alpines de Medesano. En fin d’après midi, Véga est invitée à prendre le gouter chez des riverainstr. Le soir, nous trouvons tous gîte et couvert à Castel Mezzana.

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Marre des passerelles !                                                       Boire un petit coup en parlant le volapuc

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Tracteur chenille adapté à la géographie                               Véga apprécie la pastèque

31 juillet, rencontre joyeuse avec des scouts. A Castionne Marchesi, la boulangère se démène pour nous trouver un lieu de bivouac. Ainsi, nous plantons la tente sur la place des fêtes du village. Accueil bien veillant de la pharmacienne et de la cabaretière.

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Scouts toujours prêts (près de Véga)                                 Fidenza

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Fidenza                                                                                   Le campo de la fiesta

1er et 2 aout, la chaleur nous accable : près de 40 degrés à l’ombre. Nous déambulons dans les champs de tomate Roma, l’or rouge de l’Italie…. Mais qui ne donne pas beaucoup d’Ombre. Bivouac à Paderma le 1er, hôtel à Piacenza le 2 pour Martine et moi, et hôtel particulier pour Véga.

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Abbaye de Chiaravalle della Colomba

DU 3 AU 10 AOUT

3 août,  journée des détours : arrivés à Ponte Trebbia, le pont est complètement fermé pour cause de travaux. Il aurait fallut faire un grand détour, en repassant Piacenza sans Vincenzo qui nous indique un passage à gué. Plus loin, la barque qui doit nous permettre de traverser le Po ne peut accueillir Véga. Il nous faut improviser et prendre un nouvel itinéraire qui nous amènera à Pavie. A Rottofreno, épuisés par la chaleur et les kilomètres, nous repérons un terrain situé en avant de la grille d’une entreprise. Martine s’adresse au personnel qui sort de l’entreprise pour négocier le site. Les employés sont favorables excepté le « caporal » et son « apprenti caporal » (dixit les employés). Ils avancent des problèmes de sécurité et de propriété pour nous expulser. Ils appellent la direction de l’entreprise, mais ce qui a permis d’emporter l’occord, c’est lorsque le « caporal » nous a demandé si nous étions arrivés avec la Panda qu’il aperçoit sur le parking. Les employés se sont tellement moqués de lui qu’il a fini par lâcher l’affaire. Il faut dire que Véga à l’arrière de la Panda …..

Dans la journée, le GPS nous avait lâché pour cause de chaleur excessive. On fête cette belle journée dans un restaurant gastronomique avec du vino blanco frizzante.

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Nous passons la Trebbia à gué. Le pont à notre droite

4 aout, nous longeons des champs couverts de panneaux photovoltaïques. Si le soleil produit de l’énergie, il aurait plutôt tendance à décharger nos batteries. Ca fait plusieurs jours que les 40° nous anéantissent. Nous plantons la tente à Stadella ou nous remarquons des crevasses dues à la sécheresse profondes de plus de 80 centimètres.

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Le soleil charge les batteries et décharge les notres !

5 aout, nous traversons enfin le Po par grand froid, il ne fait plus que 34°. Nous rencontrons Maximiliano et Irène qui nous consacrent plus de 2 heures pour régler les différents problèmes que nous avons avec Véga, dont le parage et le ferrage qui seront effectués le lendemain matin. Un grand merci à eux !

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La traversée du Po

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Max et Irène                             Véga fait un calin à Max

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Pont couvert à Pavie                                                               Vue sur Pavie

6 aout, parage et ferrage de Véga à 8 heures du matin par Yvano qui nous donne un nouveau produit pour éloigner taons et moustiques qui assaillent Véga. Départ vers 11 heures, et le soir, nous dormons dans un lit à l’accueil pèlerin de Gropello.

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Le long du Po                                                                       le cimetière de Gropello

Du 7 au 10 aout, longue traversée des rizières de la plaine du Po. Il faut dire que l’Italie est le 1er producteur de riz en Europe et exporte vers l’Asie. Le 9 aout, Véga a cumulé escalier abrupte suivi d’une passerelle étroite nous obligeant à débâter. Une fois de plus, elle a surmonté sa peur et nous a ainsi évité un détour de plusieurs kilomètres. Le 10, elle a franchie sa 1ère écluse. Nous terminons la journée à San Germano Vercelles avec les alpes en perspective.

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Dans les rizières                                                                 Envol d’ibis sacrés arrivés d’Afrique il y a une 10aine d’années

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Le must : escalier et petite passerelle

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Après la marche, le bain de pied et la binouze : le repos du marcheur !

DU 11 AU 18 AOUT

11 août, après avoir monté notre bivouac, et, opportunément le double toit, nous consacrons la soirée aux réceptions du voisinage attiré par Véga. Nous  essuyons un orage violent pendant la nuit, et après le café offert par une habitante, nous démarrons sous une pluie soutenue qui ne nous quittera pas de la matinée. Heureusement, Véga a refusé de prendre l’avant dernier virage d’une passerelle couverte, ce qui nous a mis à l’abri pendant une bonne heure.

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La passerelle : un cauchemar pour Véga, un abri pour nous (surtout prend ton temps Véga jusqu’à la fin de la pluie !)

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Les Alpes sur fond d’orage

12 août, depuis quelques jours, Véga nous inquiète, on sent une difficulté certaine à uriner à tel point qu’elle ne boit presque plus. Il nous faudrait urgemment un vétérinaire. Le matin, le propriétaire du motel de Viverone où nous avons passé la nuit nous indique un chemin pour retrouver la Francigéna.

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Au détour du chemin, la pancarte inespérée !

Au bout de 500 mètres, bingo : hasard ou providence ? nous tombons sur la pancarte d’un vétérinaire de campagne. Il diagnostique aussitôt un calcul et garde Véga en observation 1 journée. Retour au motel et farniente.réduit  20170812_111303

Le lac de Viverone

13 août, nous récupérons Véga en pleine forme et nous remercions Yascin et sa femme pour toutes les petites attentions et la mise à jour des papiers de Véga pour passer en Suisse. A Piverone, nous rencontrons le gérant de l’auberge pèlerin qui téléphone à sa collègue d’Ivréa où  nous passons la nuit.

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Vignes et Alpes                                                                     Martine, nouveau job : ramasse crottes

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Ivréa

14 août, journée agréable : temps clément, villages et paysages alpestres superbes. Le soir, nous entrons en pays d’Aoste où nous recevons beaucoup de marques de sympathie. Bivouac à Pont Saint Martin. Nous prenons contact avec Marina pour organiser le passage du Grand Saint Bernard que nous voulons éviter à Véga compte tenu de ses problèmes de dos dues au bât. Ils se sont réveillés depuis que nous avons repris les sentiers de montagne.

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La vallée d’Aoste

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Pont Saint Martin                                                               Cultures en terrasse à Pont St Martin

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Qu’elle est belle notre Véga !

15 au 17 août, RAS, toujours aussi beau, toujours aussi agréable, toujours des belles rencontres.

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Donna, le début du sentier Romain                                 Chemin pavé de galets

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Pont et forteresse de Bard

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A vendre (quelques travaux à prévoir)                            pour voir de près, ça se mérite !

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Véga prend sa liberté                                                         futur carrosse

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Face à face

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Villages de la vallée d’Aoste

18 août, en attendant Martin, nous sommes accueillis au camping des Iles à Aoste où Véga a été choyée.

 

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Roma (sans Véga)

Posté par vegaroma le 30 juin 2017

En page 4, quelques photons de Rome

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4 – Italie de Florence à Rome

Posté par vegaroma le 12 juin 2017

4b Italie de Florence à Rome

DU 4 AU 12 JUIN

4 juin, le temps de lever le camp et préparer Véga, nous ne quittons le terrain de camping que vers les 10 heures. Chemin agréable sans trop de goudron, en suivant la vallée de l’Arno. Arrivés au bourg de Candeli, il faut emprunter une route passagère aussi, après avoir consulté nos GPS, nous décidons de quitter notre trace et de suivre un autre itinéraire par la montagne, puis de retrouver la vallée de l’Arno au niveau de la ville de  Rignano. Arrivés à l’heure de la pause de midi, nous sommes au village de Villamagna. Une habitante descend de voiture pour rentrer chez elle. Comme elle vient juste de nous doubler, elle nous demande « aqua » afin de nous en donner si besoin. Comme nous lui répondons en Français, elle nous parle en Français sans aucun accent. Une foi de plus, nous sommes tombé par hasard sur une expatriée !

Isabelle originaire de Nanterre et habitant précédemment Paris, est tombée sous le charme de la Toscane il y a 15 ans, y a rencontré Guiseppe. Nous faisons le plein d’eau et Isabelle et sa fille Cloé nous proposent de faire notre pause dans un endroit merveilleux (voir les photos). Merci à eux pour leur gentillesse !

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Nous repartons vers les 15h30 et montons notre bivouac en vue de Rignano, en ayant cheminé sur les chemins de terre et ayant admiré de superbes paysages.

5 juin, les jours se suivent et ne se ressemblent pas : toute la matinée, nous marchons sur le goudron, sur une route assez fréquentée sans intérêt. L’après midi nous empruntons une piste cyclable en ligne droite, elle aussi sans intérêt. Il a fait extrêmement lourd, ce n’était agréable pour personne de marcher. Heureusement, en milieu d’après midi, un gros orage nous a rafraichi l’air. Bivouac près de Matassino, dans un champ, près d’une route, d’une voie de chemin de fer très fréquentée, et de l’autoroute A1 !

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6 et 7 juin, rien de spécial, nous déambulons, toujours sous la chaleur,  dans les montagnes Toscanes. L’habitat et la structure des agglomérations ont changés par rapport à la Lombardie et l’Emilia Romana que nous avons traversés précédemment : les habitations des fermes sont surmontées d’un semblant de tour et les bâtiments agricoles ne sont plus disposés autour d’une grande cour centrale. Les agglomérations ne sont plus ouvertes et disposées d’une place centrale mais sont entourées d’anciennes fortifications d’où surgissent souvent les restes d’anciens donjons. Les magasins de proximités sont aussi beaucoup plus rares et du reste, nous avons du mal à trouver une auberge le 7 au soir et devons nous rabattre sur un hôtel. Les prestations sont à la hauteur de la différence de prix ! Côté « aventures », nous avons dû rebrousser chemin à 2 reprises (plus de route) et, le 7 au matin, impossible d’enlever le piquet qui nous sert à attacher Véga la nuit. Il restait bloqué dans la terre. Il nous a fallu 2 heures pour creuser un trou autour avec les outils à notre disposition, massette, piquet de tente et morceaux de bois trouvés in situ, pour arriver à la dégager !

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Notre Hotel

8 juin, quel bonheur de dormir dans un lit ! Nous dépassons Arezzo. Nous sommes à 240 kilomètres de Rome et avons franchis le cap des 1600 kilomètres. La forme est au rendez vous pour nous 3. Nous sentons bien que les corps ont perdus de la graisse et se sont musclés ! Nous terminons la journée en longeant le canal Chiana, très encaissé et avec une eau très boueuse.

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Allée de Cyprès et pont Romain

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9 juin, nous longeons toute la journée le canal Chiana qui sert à l’irrigation de la région. Nous croisons à 2 reprises d’immenses champs de panneaux solaires et suivons pendant plusieurs kilomètres des vergers de poiriers. Au bout du compte, c’est plusieurs 100aines d’hectares de poiriers qui sont exploités. Bivouac près du bourg de Foiano della Chiana ancienne place forte située sur un promontoire. J’ai pris contact avec Paola pour lui demander si elle pourrait nous trouver un centre équestre qui puisse nous accueillir Véga et nous à Rome. Je lui ai fait parvenir, à sa demande, l’adresse de l’hôtel ou Martine va aller en arrivant à Rome afin qu’elle cherche un centre près de ce lieu.

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Vergers de poiriers et canal della Chiasa

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La pause du midi et vue sur Foiano della Chiana

10 juin, nous longeons pour la troisième journée le canal de Chiana. Le canal de Chiana sert également à un chemin de randonnées cycliste ou pédestre qui va d’Arezzo à Chuisi sur plus de 65 kilomètres, le sentiero della bonifica. Journée torride. Véga a franchi un gué de plus de 6 mètres sans problème. Elle s’est même payé le luxe de s’arrêter au milieu pour renifler l’eau. Un peu plus, et elle se désaltérait avec l’eau du canal ! Bivouac près du lac de Montepulciano sur une aire aménagée. Paola est vraiment très efficace, j’ai reçu un message sur mon répondeur de Frederico, Romain qui se propose d’organiser notre hébergement à Rome !

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11 et 12 juin, nous quittons le canal de Chiana mais, en longeant d’autres canaux d’irrigation, nous continuons sur le sentier della bonifica sur 10 kilomètres, jusqu’au lac de Chuisi ou nous plantons la tente pour 2 nuits : lecture, farniente et lessive.

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Lac de Chuisi

DU 13 AU 18 JUIN

13 juin, nous partons de bonne heure car la journée s’annonce encore très chaude. 3 kilomètres après, Véga nous fait un « cake » : mademoiselle refuse de passer une passerelle étroite où il a fallu la débâter !  Elle en a pourtant passé plusieurs depuis les 1700 kilomètres qui nous séparent du départ. Nous la longeons avec la longe longue à l’autre pout de la passerelle, nous nous mettons à lire, elle braie, …… 1 heure après, elle décide de passer en douceur. Quel fichu caractère !.Bivouac près du village de Ponticelli…. Et de la ligne TGV Florence-Rome

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LA passerelle !                                                                          Le long du canal

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14 juin, encore une journée chaude. Après avoir marché sur le plat et sur des chemins depuis plus de 80 kilomètres, nous marchons sur le goudrons une bonne partie de la journée sur une route assez fréquentée. En fin de matinée, nous attaquons les collines qui vont désormais nous amener jusqu’à Rome. Arrivés au village médiéval de Ficulle, nous sommes attirés par le centre historique et nous engageons dans la voie abrupte qui y monte. Mal nous a pris ! nous n’avons pas prêté attention au sol. Celui-ci est composé de dalles extrêmement glissantes sur lesquelles, dès les premiers mètres, Véga s’affaisse. Elle essaie de se remettre sur pieds, impossible à cause des sabots qui glissent et de la charge des bagages. Elle essaie à nouveau et glisse encore. Nous nous empressons de la débâter et, enfin, elle peut se redresser. La visite du centre historique sera pour une autre foi ! Bivouac au milieu de nulle part, avec vue sur un château d’un côté et sur la ville médiévale d’Orvieto sur un autre côté.

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Le village de Ficulle                                                           La pause de midi, tout le monde dors ! écrase, devrais-je dire !

15 juin, pour éviter le goudron, nous quittons notre trace et empruntons un chemin balisé « Via Romea ». Au début, super, ensuite, le balisage pas évident à trouver nous vaut des détours, un gué que Véga passe après une courte hésitation, et de nous perdre. Nous rebroussons chemin et rejoignons Orvieto par la route goudronnée avec une circulation relativement importante. Nous cherchons un hôtel qui puisse accueillir Véga et portons notre choix sur un 3 étoiles avec un parc. On nous accepte, mais on refuse Véga. Nous trouvons alors un B&B « La casa del Frenz », tenue par Rosa qui se mets en « 4 » pour faciliter notre séjour et « parquer » Véga. Nous nous  y installons, douche puis visite de la magnifique cité médiévale d’Orvieto. Au bout du compte, avec nos tours et nos détours, nous avons fait 20 kilomètres dans la matinée au lieu des 13 prévus !

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l’Italie d’hier et d’aujourd’hui                                             Orvieto

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Est-ce Gepetto avec Pinocchio ?                                       Véga a marche sur le pied droit de JP au départ puis en Suisse. Bobo le pied !

16 juin, encore une journée chaude. Hier soir, comme nous avons pas mal de grandes route sur notre trace pour rejoindre Rome, nous avons fait des recherches sur internet pour dénicher les traces GPX de la « via Romea » qui nous a paru plus moins « goudronneuse ». Après de nombreuses recherches, nous nous apercevons qu’il existe au moins 2 « via Romea ». La via Romea Francigena et la Via Romea Germanica (sa cousine germaine – oui, j’ai osé l’écrire – ). Nous sommes donc repartis ce matin sur une nouvelle trace. Nous ne regrettons pas. Certes, il y a plus de kilomètres pour rejoindre Rome. Certes, il y a plus de dénivelé. Mais nous empruntons soit des petites routes goudronnées ou nous ne croisons pas de voitures, soit des chemins, soit des sentiers. En plus, cette trace nous fait découvrir des villages superbes, dont Lubriano et son pont de vue magnifique, et Civita de Bagnoregio, village perché sur un piton de grès. Par moment, la via Romea est fléchée avec des panneaux aussi imposants que ceux qui signalent l’autoroute ! Par d’autres, il est totalement absent, mais nous avons la trace GPS ! Nous étions entrés en Ombrie depuis le lac de Chuisi, nous l’avons quittée peu après Orvieto pour pénétrer dans la région du Latio dans laquelle se trouve Rome.

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Un dernier regard sur Orvieto                                                  village fortifié

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Autre village fortifié                                                           pas besoin de GPS ni de loupe pour suivre le bon chemin

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Point de vue à Lubriano                                                    Bagnoregio

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Sanctuaire creusé dans la roche et fontaine originale

17 juin, encore et toujours des beaux paysages avec de beaux points de vue sur les différentes cités bâties sur des promontoires. Aujourd’hui, 2 faits notables : la « Via Romea » et la « Via Francigena » ne font plus qu’une jusqu’à Rome à partir de Montefiascone, soit une 100 aine de kilomètres avant Rome. Deuxième fait notable, Véga a marché (avec difficulté) sur une ancienne voie romaine à la sortie de Montefiascone sur plusieurs kilomètres. Les dalles étant très glissantes, ce ne fut pas de tout repos pour elle. En faisant nos courses dans un supermarché (à Montéfiascone), une voiture de « Carabinieri » s’arrête à notre hauteur. Ce n’était pas pour nous, mais pour se prendre en photo avec Véga !

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Véga en manque d’affection                                             Le lac de Montefiascone

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Signalisation claire !                                                         Qui pensait que les ânes dorment debout ?

18 juin, la via Francigena est très fréquentée : en cheminant de notre bivouac à Viterbo, nous rencontrons entre 25 et 30 randonneurs au long court alors que nous n’en avions rencontré moins de 10 les 1800 kilomètres précédents ! Nous avions décidé de bivouaquer peu après Viterbo afin d’équilibrer les kilomètres et de faire une étape « gîte » ou « hôtel » à Vetralla le 19. Les rencontrent en ont décidés autrement : à la sortie de Viterbo, une voiture rouge s’arrête et le conducteur, Carmelo, possède le Centre Equestre Cava di S. Antonio et nous propose le gîte et le couvert pour Véga. Au bout du compte, nous allons rester 2 nuits dans le centre car demain, Carmelo va parer et referrer les sabots de Véga.

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Bivouac avec vue superbe                                                 A l’horizon, Montéfiascone

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La cathédrale de Viterbo                                                    Chemin creusé dans la lave

DU 19 AU 26 JUIN

19 juin, journée tourisme : visite de Viterbo et flâneries dans les petites rues et ruelles de la ville historique. Contacts avec Federico et Virginia pour peaufiner notre séjour à Olgiata qui se situe sur la via Francigena et est raccordéé à Rome (le Vatican à 20 kilomètres) par le train. Nous convenons d’arriver le 26 juin chez Virginia.

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Viterbo

20 juin, Carmelo ferre les antérieurs de Véga. Ce n’est pas de tout repos car c’est un perfectionniste et il faut presque 1 heure par sabot. Ce n’est pas du gout de notre ânesse qui proteste régulièrement par des ruades. L’une d’elle envoie Patrice au sol. Dans sa chute, il se blesse le talon d’Achille du pied droit. Sur proposition de Carmelo, nous décidons de rester 1 journée de plus au centre équestre afin que Patrice récupère.

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Carmelo nous fait une démonstration de son travail avec les chevaux

21 juin, ferrage des postérieurs. Cela se passe sans sédatif comme en Suisse, mais par contre, c’est du « sport » ! Néanmoins, en 2 heures, c’est bouclé. Le soir, repas d’adieu sympathique avec Carmelo, Erico et Sébastiano.

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22 juin, nous reprenons la route qui, comme avant d’arriver au centre équestre est, sur de grandes longueurs, taillée dans la roche volcanique, ce qui donne une route ombragée et encaissée comme dans un canyon. Arrêt à Vetralla car le pied de Patrice le fait souffrir.

23 juin, journée agréable nous cheminons pour moitié sur des chemins forestiers, pour l’autre, dans des vergers. Après avoir traversé des 100 aines d’hectares de vergers plantés de cerises, pêches, poires dans les autres régions que nous avons traversées, c’est au tour des vergers plantés de noisetiers. Est-ce pour fournir la matière première pour le Nutella ?

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Vergers de noisettiers                                                         Véga débordante d’affection pendant la sieste de Patrice

A un moment, dans un chemin bordé de noisetiers, nous sommes arrêtés par une barrière. Un passage pour piéton est prévu – via Francigena oblige – mais impossible d’y faire passer Véga. Nous sommes contraints de rebrousser chemin et de faire un détour par une route pour retrouver notre trace plus loin.

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Damned, on ne passe pas !                                                       autre balisage de la Francigena

Depuis plusieurs 100aines de kilomètres, nous empruntons des chemins de terre que l’on pourrait comparer à nos routes vicinales ou cantonales. Elles sont un peu fréquentées. Nous croisons régulièrement des voitures. Certaines roulent au pas pour nous éviter la poussière soulevée par les roues, d’autre non. Nous avons trouvé la solution pour ces chauffeurs si peu civiques. Nous faisons marcher Véga en plein milieu du chemin si bien qu’ils sont obligés de ralentir, voir de s’arrêter, ce qui nous évite de respirer les nuages de poussières.

24 juin, la journée commence mal. Hier, nous avons eu le choix de prendre soit l’itinéraire cycliste, soit l’itinéraire pédestre. Plus long, mais avec moins de routes goudronnées. Nous avions opté pour le pédestre. Après é kilomètres, les difficultés de sont accumulées : gros tronc d’arbre en travers du chemin : Véga est maintenant une bonne randonneuse, sans hésitation, elle le franchi en sautant. Plus loin, des pentes rocheuses à couper le souffle : pas de problème, après quelques hésitations, Véga suit Jean-Pierre. Un autre arbre en travers du chemin, mais à plus de 80 centimètres du sol : heureusement, il n’est pas gros. Nous le coupons à la machette. Plus loin encore, un gué. Comme Véga hésite, Jean-Pierre décide de voir plus loin s’il y a d’autres difficultés. Il s’arrête au bout de 7 à 800 mètres sur 3 gros troncs d’arbre qui barrent le chemin. Impossible pour Véga de sauter cet obstacle, et pas de possibilité de contournement. Nous sommes obligés de rebrousser chemin et de prendre la voie cycliste. 2 heures de perdues et presque 6 kilomètres pour rien. Le reste de la journée se passe bien. Petit arrêt à Sutri qui possède les restes d’un amphithéâtre romain entièrement taillé dans la roche volcanique. Bivouac le soir au bord d’une rivière, au niveau des cascades de Monte Gelati, une 10aine de kilomètres avant Campagnano di Roma.

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Sutri

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Cascades et pont à Monte Gelati

25 juin, avant dernière journée sans problème, nous traversons les petites villes de Campagnano di Roma, Formello, et nous montons notre bivouac à une dizaine de kilomètres de La Storta ou nous devons nous arrêter chez Virginia.

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Campagnano di Roma

26 juin, contrairement à ce que nous pensions, notre trace nous réserve encore des surprises. Nous qui pensions, si près de Rome, cheminer en milieu urbain, nous marchons sur un sentier imprégné de l’histoire des Etrusques, puis, dans une partie sauvage et encaissée avant, effectivement, d’aborder la banlieue de Rome.

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Patou et tombe Etrusque

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Nous arrivons chez Virginia à La Storka. Ensuite, pour rejoindre Rome, à 20 kilomètres, ce sera avec le train et sans Véga

Cette étape marque la fin de l’aller. Au bout du compte, nous aurons fait moisson de rencontres chaleureuses et avons marché dans des paysages magnifiques. Tout au long de ces 1900 kilomètres dont 1800 pédestres et 100 pour traverser le tunnel du Gothard grâce à Peter, Véga sera devenue une amie fidèle, elle nous aura ouvert bien des portes, elle se sera montrée patiente face aux milliers de photos pour lesquelles elle a posé, et, enfin, sera devenue une randonneuse hors pair que plus rien de rebute.

Un immense merci à vous tous qui nous avez apporté votre soutien, par un sourire, un mot d’encouragement, un commentaire sur le blog, …. Notre route, du départ à notre arrivée aura été jalonnée de rencontres avec des personnes qui auront donné sans compter pour nous héberger,  nous tirer d’un mauvais pas, nous apporter un réconfort humain. Nous ne pouvons tous vous citer, mais vous êtes bien présents dans nos cœurs ; cependant, nous voudrions remercier particulièrement ici Cornélia et Peter, sans lesquels notre voyage, vu l’enneigement des cols en Suisse, était fortement compromis.

Patrice va partir de son côté marcher en Sardaigne, les blog va continuer à partir du 3 juillet aves Véga, Jean-Pierre et Martine qui nous rejoint.

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Je suis sûr que les câlins de Véga vont manquer à Patrice

Côté chiffres, nous avons marché 1800 kilomètres, monté 20 kilomètres, en 3 mois, y compris les jours d’arrêt, ….. et dormi moins de 10 nuits dans un lit pendant ces 3 mois.

Pour ceux qui ne connaissent pas, quelques photos de Rome

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Vielle porte                                                                            la basilique St Giovanni

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Les thermes de Caracalla

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Thermes de Caracalla                        Camping car original

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ballade dans la Rome antique                                            Aqueduc et au fond à gauche le Colisée

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Le forum                                                                               Monument à Vittorio Emanuele II

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La fontaine de Trevis                                                             Le Colisée

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L’intérieur du Colisée

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L’arc de triomphe de Constantin Place Del Popolo                             plac

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Le chateau Sant’Angelo                                                           Vue sur le Vatican

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Saint Pierre

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Jean-Pierre n’a pas la taille requise pour rentrer chez les gardes Suisse

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Lesquelles ont 1800 kilomètres ?

 

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3 – Italie de Come à Florence

Posté par vegaroma le 13 mai 2017

Après nos péripéties Suisses nous avons été obligés de revoir complètement notre chemin Italien vers Rome.

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DU 7 AU 13 MAI

7 mai, nous partons de notre dernière étape Suisse sous les regards admiratifs des admirateurs de Véga. Elle se rappellera certainement cette dernière étape Suisse vu le nombre de carottes qui lui ont été offertes !

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Encore des fans !                                                                   Devant l’auberge de jeunesse de Como

Le passage à la douane fut digne de celui d’une star du show bizz vu le nombre incalculable de photos qui ont été prises de Véga.

Arrivés au bord du lac de Come, nous trouvons une auberge de jeunesse ou l’accueil fut encore une foi très chaleureux.

8 mai, traversée de Come. Un conseil, si vous voulez voyager incognito, n’emportez pas d’âne avec vous !

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Le lac de Come

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Dès que Véga arrive, un attroupement se forme !         Vue du lac d’Alsério

Chemin dans l’ensemble très agréable qui se termine sous un soleil magnifique et un bivouac somptueux sur les rives du lac d’Alsério.

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Un bivouac somptueux

9 mai, départ sous le soleil en continuant la rive du lac d’Asério. Le chemin se détériore rapidement car nous devons traverser des zones urbaines. Notons au passage que Véga pour prendre un passage souterrain (chemin de fer) a descendu et remonté des escaliers. La journée, malgré le beau temps n’est pas très agréable car nous cheminons fréquemment le long d’axes routiers importants. Point positif, Jean Pierre trouve un magasin de sport de montagne et peut ainsi acheter une nouvelle veste Goretex en remplacement de celle dont la membrane est devenue poreuse. Le soir, à la recherche d’un lieu de bivouac, nous nous retrouvons Véga avec de l’herbe grasse, et nous sous un garage couvert.

DESOLES, NOUS N’AVONS PAS OSE PRENDRE LES CAMIONS ET LES VOITURES EN PHOTO

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De la publicité pour le transport d’âne ?

10 mai, départ sous un temps maussade mais sans pluie. Arrêt course qui n’est pas passé inaperçu sur un marché de village. Achat d’une super cafetière Italienne, laissée pour 10 euros grâce à Véga.  En début d’après midi, notre trace nous conduit à un bac dont les passeurs nous refusent le passage à cause des sabots ferrés de Véga. Point positif de cette déconvenue, nous sortons l’ordinateur et faisons une nouvelle trace qui s’avère très agréable et surtout loin de toute circulation. Petit restaurant et bouteille de champagne donnée au départ par monsieur et madame BERTIN pour fêter nos premiers 1000 kilomètres.

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Arrivéé au pont sur l’Adda                                                La création d’une nouvelle trace s’impose

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Paysage charmant, nous regrettons pas d’avoir changé notre itinéraire

11 mai, nous continuons à suivre le canal de l’Adda, loin des voitures et sous un ciel couvert, mais sans la pluie. En fin d’après midi, nous cheminons pendant quelques kilomètres sur une route nationale, et lorsque nous devons récupérer le chemin devant nous ramener vers l’Adda, ce dernier est fermé par une barrière cadenassée. Même en débâtant Véga, cette dernière ne peux passer. Nous cherchons une dérivation sur le GPS lorsqu’une voiture de carabiniéri s’arrête. Photos de Véga, félicitations pour notre périple, puis les 2 carabiniers nous indiquent un accès à notre trace qui nous oblige à reprendre la route nationale sur 1 kilomètre.

Arrivés à l’accès de la trace, nous retrouvons nos 2 carabiniers qui nous attendent avec un grand sac de pain pour Véga.

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En suivant le canal de l’Adda

12 mai, nous continuons à suivre l’Adda jusqu’à une capture qui alimente un canal d’irrigation, le canal Vaccheli qui fait la richesse de cette région Lombarde. Bivouac près de la charmante ville de Crema. Petit message à Daniel, Peter et Cornélia, Sandrine et Patrick, la blessure au sabot antérieur droit de Véga a bien cicatrisée. Nous avons arrêté aujourd’hui les soins du matin et le bandage car elle n’en a visiblement plus besoin. Par contre, depuis qu’elle s’est fait parer et referrer, Vega refuse de nous donner les 2 sabots arrière !

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Nous longeons le canal Vaccheli                                         Véga et Lucilia, une des nombreuses membre de son fan club !

13 mai, nous faisons des courses et prenons notre temps pour visiter Crema puis continuons notre route en longeant toujours le canal Vaccheli sous un beau soleil bleu.

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Nous longeons toujours le canal Vaccheli

DU 14 AU  19 MAI

14 mai, nous longeons toujours les canaux d’irrigation sous un ciel bleu. Nous faisons notre halte du midi près d’un site très prisé des Italiens : peintres, cyclistes, randonneurs, dans un endroit boisé où se croisent plusieurs canaux d’irrigation. Bivouac du soir dans un bois, en vue du bourg de Casalbuttano.

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Joli coin pour la pause du midi

15 mai, journée agréable en empruntant un chemin boisé longeant toujours des canaux d’irrigation et arrivée au camping de Crémona de bonne heure mais, grosse déception. Pas de douche, pas de lessive, pas le temps de visiter la ville de Stradivarius et de Montéverdi…. Car le camping est fermé et il nous faut trouver un lieu de bivouac.

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Oh quelle ferme !                                                                Le chemin est fréquemment jalonné de petits offertoires

16 mai, la journée commence par la traversée du Po. Un exploit pour Véga qui a emprunté une passerelle métallique accolée au pont qui enjambe le Po, et qui mesure….. 247 mètres ! Le reste de la journée ensoleillée nous amène à Zibello où nous jetons notre dévolu sur une auberge : dodo dans un lit après une bonne douche et un bon repas très copieux par rapport à notre ordinaire. Quant à Véga, elle a trouvé refuge dans une ferme, à 500 mètres de l’hôtel, chez la cousine de la patronne.

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THE passerelle !                                                                    Paysage de la plaine du Po

17 mai, nous continuons à déambuler dans la plaine du Po sous un ciel bleu et un soleil radieux. Dans les rencontres improbables, en faisant nos courses à Roccabianca, nous sommes abordés par une femme parlant un Français sans accent qui nous propose de l’eau pour Véga. En faite, elle est née à Colmar et a épousé il y a 40 ans un Italien. Nous apprenons par elle que la plaine du Po n’est pas très agréable à vivre car très souvent dans le brouillard. Nous terminons notre étape près d’un affluent du Po, le Fiume Taro. Demain nous serons à Parme qui est à environ 20 kilomètres.

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Le charmant village de Roccabianca

18 mai, nous arrivons à Parme en début d’après midi. Après midi que nous passons pour rien en cherchant désespérément à rejoindre le Décathlon de Parme pour acheter une badine et des fourreaux de protection pour l’avaloir. Victimes des horaires des cars, nous rentrons bredouille à l’auberge de jeunesse en fin de journée. Depuis 3  jours, nous apercevions des montagnes à l’horizon. Aujourd’hui, la vision s’est précisée, et nous distinguons des détails sur la chaine des Apennins. Prochaine ville importante à atteindre, Modène qui se trouve à environ 80 kilomètres.

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Habitat de la plaine du Po                                                    La rivière Taro

19 mai, nous traversons la Parme historique qui est très agréable et mériterait plus de temps. A propos de temps, le ciel est couvert. Nous faisons notre halte de midi à Coloreto, après avoir dépassé les faubourgs de Parme. Nous sommes abordés par Florinda qui nous demande dans un Français parfait si nous avons besoin d’eau. Nous acceptons de l’eau pour Véga, et en prime, elle nous donne 2 bouteilles d’eau gazeuse, puis, vient nous apporter le café dans le champ ou nous avons collationné.  Le Français de Floirinda s’explique du fait que son papa est parti travailler dans les mines en Belgique et qu’elle y a passé toute sa jeunesse. Son frère vit du reste toujours en Belgique. Nous prenons quelques gouttes de pluie d’orage puis le temps se remlet au beau fixe dans l’après midi. Bivouac une 20 aine de kilomètres avant Reggio Emilia avec vue sur les Apennins.

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Parme

DU 20 AU 27 MAI

20 mai, rien de spécial aujourd’hui. Nous bivouaquons après Reggio Emilia. Ville assez importante longue à traverser : l’agglomération fait 10 kilomètres. Pas de monument significatif, par contre, la ville a dû avoir un passé assez glorieux car la longue et large avenue principale est bordée de belles demeures avec parc, mais qui, pour beaucoup, mériteraient des restaurations. La ville doit servir d’étape à un rallye de voitures de sport de luxe : en sortant de la ville, nous croisons des Ferrari de toute sorte, des grosses Mercédès de sport, des Mustang, des Porche, bref, que des grosses cylindrées, avec quelques conducteurs qui se prenaient pour Frangio. Le bivouac que nous trouvons en coincé entre une autoroute et une voie de chemin de fer très fréquentée !

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Images typiques de l’Italie en mai

21 et 22 mai, nous nous rendons à Modène par un chemin de terre très agréable. A Rubiera, nous faisons des courses pour le midi et nous attablons à un bar exceptionnellement ouvert (c’est dimanche). Nous y rencontrons Gislaine, Française installée en Italie, qui nous offre une bière.  Nous arrivons vers les 16h30 / 17 heures au camping International qui est situé au tout début de la ville. Nous y sommes une foi de plus très bien accueillis : tarif doux, capuccino servi sur un plateau le 22 au matin. Par contre, la nuit a été « bruyante » car nous n’avons pas prêté attention à l’environnement de l’endroit où nous avons planté la tente : la gare de péage de l’autoroute, entrée nord de Modène. Toute la matinée du 22 est occupée à traverser Modène, dont le centre historique mériterait plus de temps. L ‘après midi, nous perdons au moins 1 heure ½ et 4 kilomètres pour éviter 100 mètres de route extrêmement dangereuse qu’il faudrait emprunter pour continuer notre trace. Nous n’y arriverons pas et prenons un autre itinéraire. Bivouac près de San Vito. Le fermier propriétaire du champ ou nous sommes installés est venu nous apporter des cerises (excellentes).

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Bling bling                                                                            Chacun ses valeurs

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Modène où Véga attire toujours autant                            Ils m’auront fait vraiment passer partout !

23 mai, avant de partir au travail, les fermiers nous apportent de l’eau, du pain, et délicatesse oblige, un dizenier. Journée ensoleillée et agréable lors de laquelle nous suivons par chemin de terre la rivière Panaro. Passage à Spilamberto petite ville avec un centre historique, et vue sur la belle forteresse de Vignola avant de poser notre bivouac sur le bord du Panaro, près du village de Marano sur Panaro.

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Naturellement, nous avons toruné à droite                         La forteresse de Vignola (on y fabrique du balsamique)

24 mai, nous partons tardivement car nous profitons d’une laisse d’eau du Panaro pour repérer et réparer les fuites de 2 de nos matelas pneumatique. Nous continuons à longer le Panaro puis, au niveau du village de Casona, nous le quittons pour nous enfoncer dans les Apennins. Le paysage est sublime, et nous traversons des villages typiques bâtis au 13ème siècle. La journée a été très ensoleillée et nous avons tous les 3 soufferts de la chaleur.  Bivouac le soir à l’entrée du village de Montalbano ou nous servons d’attraction aux enfants et …. aux moins jeunes.

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Nous entrons dans les Apennins

25 mai, levé à 6 heures au lieu de 7 pour éviter de marcher sous le soleil de midi. Nous nous arrêtons à Zocca pour faire des courses. Arrivée au niveau du café qui jouxte le supermarché, Véga nous fait un beau crottin bien liquide. Patrice va demander de l’eau au café pour nettoyer et s’y reprend à 3 fois pour venir à bout  des immondices. Il part ensuite faire les courses et lorsqu’il revient, la polica locale est sur place, appelée par un mauvais coucheur qui a prétendu que les Français n’avaient pas nettoyé le crottin de leur âne.  Heureusement pour nous, la serveuse du café a témoignée que nous avions bien nettoyé, autrement nous étions bons pour une amende. Le reste de la journée se passe sur une petite route agréable qui nous amène à Vergato.

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Nous cheminons dans un cadre agréable

26 mai, départ matinal par beau temps.  De Vergato, nous suivons la vallée de la rivière Reno, lorsque, au détour d’une bifurcation, nous sommes arrêtés par un automobiliste qui nous fait comprendre qu’il faut faire demi-tour car la route est coupée suite à un glissement de terrain. Après (mures) réflexions, nous décidons de poursuivre sur notre trace, car autrement, le détour nous ajoute plus de 10 kilomètres. Bien nous a pris, car la route a effectivement été emportée sur plus d’une 100aine de mètres, mais, après reconnaissance du terrain, Véga s’est une fois de plus adaptée et nous permet de suivre notre trace. Nous remontons ensuite la vallée du Limentra di Treppio, affluent du Reno, jusqu’au lac de Suviana au bord duquel nous installons notre bivouac sur un terrain de camping.

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La route a été emportée sue plus de 100 mètres,………je passe malgré tout sans aucune hésitation

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Bling bling surprenant !

27 mai, la dernière journée de repos datant du 30 avril, nous avons pensé qu’il était grand temps d’y remédier.

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repos certes, mais pas entièrement !

DU 28 MAI AU 3 JUIN

28 mai, nous suivons toute la journée de belles vallées très encaissées au fond desquelles coulent de beaux torrents. Nous montons jusqu’à 900 mètres pour arriver en fin de journée à un point de vue qui nous permet de contempler la plaine de toscane et de voir Florence qui est à moins de 50 kilomètres. Bivouac à 2 ou 3 kilomètres de la fin des Apennins et du début de la plaine.

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Le lac de Suviana                                                                    Nous apercevons la plaine de Toscane

29 mai, nous descendons des Apennins et commençons à arpenter la plaine Toscane. Arrivés à Montale, nous nous arrêtons faire le plein d’essence (1 litre pour le réchaud) et y rencontrons Rosy à qui nous demandons si elle connait les coordonnées d’un maréchal ferrant (Rosy parle mieux le Français que nous l’Italien) ou d’un centre équestre. Bingo. Elle fait de l’équitation et nous amène au centre équestre de La Querce.  Re bingo, Jessica, appelée par Rosy nous y attend. Accueil plus que chaleureux. Jessica nous trouve un maréchal, Lorenzo et une traductrice, Paola. Durant notre bref séjour au centre, Véga a reçu sa première douche, a été re-ferrée des antérieurs par Lorenzo (il était temps, le fer avant gauche s’est cassé en deux au moment du dé-ferrage. Nous repartons avec un carnet d’adresse pour Rome et la suite, et plein de provisions de foin et aliments pour Véga. Le soir, comme nous entrons dans l’agglomération de Florence, et sur l’invitation des gardiens du cimetière du Prato, nous dormons dans la parking à vélos du cimetière. Nuit blanche : nous sommes à 100 mètres d’une bretelle d’accès à l’autoroute.

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Nous arrivons sur la plaine                                               Pendant que nous faisons le plein, Rosy fait plein de caresses à Véga

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Douche                                                                                     et ferrage des antérieurs

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Le bivouac improbable

30 mai, grande première, d épart à 6h30, le cimetière ouvrant ses portes à 7 heures. Nous visons le camping Michelangélo à Florence et y arrivons vers 17 heures après avoir longé tout l’après midi les rives de l’Arno. DECEPTION. Il est fermé pour travaux. Une affiche nous laisse entrevoir la possibilité d’aller au camping Firense et nous nous y dirigeons. Nous nous faisons naturellement remarquer par la nombreuse foule en passant avec Véga sur la place du palais Piti  et près du pont Vecchio.

Deuxième grande première, nous avons fait 40 kilomètres lorsque nous arrivons au terrain de camping .

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Lorsque nous passons devant une école, le moment est toujours magique. L’Arno à Florence

31 mai au 3 juin, visite de Florence. Quelle merveille ! Nous en avons profité pour faire le plein de gelati !

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La cathédrale                                                                        et le pont Vecchio

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Donatello mais aussi à voir que de merveilles de Lippi, Pittire, Perugino, Boccaccino, Botticelli et tant d’autres artistes !

 

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2 – traversée de la Suisse

Posté par vegaroma le 27 janvier 2017

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DU 8 AVRIL AU 10 AVRIL

8 avril, ce matin, Véga traine les sabots, malgré tout, nous quittons la France après avoir parcouru 480 kilomètres depuis notre départ.  Aucun douanier pour nous accueillir à notre entrée en Suisse. Cela nous va bien, ça nous évite de négocier pour ne pas payer les 800 francs Suisse pour importation temporaire d’un équidé.

Nous arrivons malgré les sabots de plomb de Véga à Sainte Croix, 6 kilomètres après la frontière, où, une nouvelle fois, Véga fait un tabac ! Nous nous dirigeons vers Yverdon par les gorges du Covatannaz. Surprise, partis de 1150 mètres, et arrivés  dans les 700 mètres d’altitude, Véga s’arête  devant une passerelle de 3 mètres de long, ajourée, déclive, et avec une chicane au milieu. Résultat, un peu moins d’une heure ½ pour réussir à faire passer mademoiselle.

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Vue sur Yverdon à partir de Sainte Croix                        LA passerelle

9 avril, départ, tente sèche ! sous un soleil éclatant. La traversée d’Yverdon, quoiqu’un peu longue se passe sans problème. Belle vue sur le lac de Neufchatel sur les hauteurs de la ville. Arrivés à la ferme des Terres Rouges, nous demandons de l’eau pour Véga, et nous retrouvons assis à prendre un très bon dessert maison et le café en compagnie de Caroline, Fabien, leurs amis et enfants. Nous repartons avec un paquet de pates à l’épeautre, fabrication maison. Le reste de la journée se passe bien à travers un paysage de collines, avec les Alpes en toile de fonds. Arrivés à une 100aine de mètres du lieu de bivouac envisagé au bord d’une rivière, stupeur ! Il faut traverser la rivière à gué sur une largeur de 8 mètres. Une foi de plus, Véga va nous étonner en sautant dans l’eau après quelques hésitations.

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Ils sont fous ces 2 là, me mouiller les sabots !                      Bon, je n’ai pas le choix, il va falloir y aller

10 avril, journée sans problème, Véga commence à s’habituer aux difficultés du chemin : arbre en travers de la route, escalier, gué, énorme passage à niveau. Il ne manquait qu’une passerelle. Bivouac dans un pré jouxtant le cimetière, c’est pratique pour l’eau. Merci à Barbara, habitante du village, qui nous a prêté sa salle de bain, fait notre lessive et donné le dessert,  de la tarte à la rhubarbe.

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Fastoche ces obstacles !

DU 11 AU 16  AVRIL

11 avril, non seulement Barbara a fait notre lessive, mais elle nous a rendu notre linge trié et plié ! Encore un grand merci à elle. Nous passons par la petite ville fortifiée de Romont. Rien de spécial à part l’arrivée au bivouac. Il y a une rivière à traverser au moyen d’une passerelle protégée par une chicane sévère. Véga refuse furieusement de s’y engager. Pas de possibilité de passage à gué : courant trop violent et rivière profonde. Après avoir essayé de convaincre Véga pendant 2 heures, nous abandonnons et remontons bivouaquer sur le plateau.

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Vues de Romont

12 avril, réveil glacé. Véga commence à trainer de la patte. Arrivés devant une nouvelle passerelle étroite, Véga refuse à nouveau de s’y engager. Qu’à cela ne tienne, nous sommes décidés à ne pas céder : nous l’attachons à l’entrée de la passerelle, et partons nous « planquer » un peu plus loin. En attendant la bonne volonté de mademoiselle, nous déjeunons puis nous installons à lire. Un peu plus d’une heure et demi plus tard, nous essayons à nouveau de faire passer Véga, mais par le gué. Et là, pas de problème !

Dans l’après midi, Véga traine de plus en plus la patte. Nous sommes invités par Catherine et Bertrand à qui nous avons demandés de l’eau à partager un café. En fin de journée, alors que nous avons décidé de commencer à chercher un bivouac, elle se couche par terre à 3 reprises. D’inquiets, nous devenons très inquiets. Quelques mètres plus loin, nous demandons la permission de l’eau à Christophe, Français travaillant en Suisse, et sous locataire d’Elisabeth, absente jusqu’à la fin de la semaine. Christophe lui téléphone pour demander si nous pouvons bivouaquer dans son jardin. Pas de problème. C’est ainsi que nous passons une excellente soirée avec Christophe et Steven, son fils.

Entre temps, Jean-Pierre ayant contacté Daniel Bellande, (blog Nozanes) afin de lui demander conseil  par rapport à nos inquiétudes concernant Véga, nous en concluons que nous avons trop demandé à Véga, et qu’elle est épuisée.

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Nous nous approchons des Alpes Suisse           Véga au repos dans le jardin d’Elisabeth

13 avril, super, Christophe nous propose de rester la journée afin que Véga puisse se reposer et reprendre des forces. Grace aux conseils de Daniel, nous prenons différents décisions : revoir l’alimentation de notre ânesse, son chargement et la longueur des étapes. Merci Daniel pour vos précieux conseils et votre réactivité.

 

14 avril, comme nous avons décidé de faire une petite étape, nous trainons et ne partons que vers midi après moult au revoir à à Christophe et Steven. Journée tranquile, nous voyons que Véga a repris des forces. Seul petit problème, nous sommes obligés de rebrousser chemin à moment donné car il aurait fallu traverser un gros ruisseau sur une passerelle très étroite et équipée d’un seul garde fou. Sans ce détour, nous n’aurions pas rencontré René avec qui nous avons parlé pendant un certain temps et qui, au moment des adieux nous a offert une bonne bouteille de Rioja. Arrivés en vue de Rufenen, nous demandons la permission de bivouaquer à Dora et Peter son frère. Une fois de plus, nous sommes « bluffés » par la gentillesse des Suisses : foin pour Véga + complément alimentaire énergétique + enclos. Pour nous, pauvres bipèdes, douche, lard, lapin de Pâques en chocolat Suisse, thermos de café et sa petite bouteille de crème apportés par Eveline, l’épouse de Peter. Et le 15 ….

15 avril, Eveline nous apporte des croissants ! Première journée dans les Alpes. Véga dépasse les 1500 mètres d’altitude pour la première fois. Il pleut, il y a de la brume, il fait froid. Bonne nuit.

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Paysages alpestre

16 avril, nous avons planté le bivouac hier soir entre 1500 et 1600 mètres. Nous avons entendu la pluie tomber une bonne partie de la nuit. Aujourd’hui, repos forcé : entre 2 courtes accalmies, il tombe soit du grésil, soit de la neige. Nous espérons que le temps s’améliorera un peu demain comme prévu par la météo.

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Repos forcé

 

DU 17 AU 22 AVRIL

17 avril, 7 heures du matin, c’est l’heure de se lever sous un soleil radieux, heureusement, tout est gelé autour de nous.

Véga rechigne à se faire bâter, ce n’est pas étonnant vu les 2 dernières nuits et la journée du 16 passées sous la neige, dans l’humidité, le froid et très peu d’herbe à brouter.

La matinée chemin agréable avec en fond un panorama superbe. Véga a découvert les chemins enneigés. Pas pratique pour elle car avec son poids, la neige devient glace et s’entasse sous les sabots d’une manière inégale, ce qui la fait boiter.

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L’après midi, temps couvert, et il faut presque trainer Véga pendant la descente d’une 15aine de kilomètres et une descente d’environ 1000 mètres.

Arrivés à Blumenstein, nous sommes accueillis par Jozefina et Stefan qui nous offrent le gîte pour nous plus le couvert pour Véga. Grace à eux, nous allons dormir dans un chalet miniature, avec en prime un lit !

18 avril, belle journée, nous traversons Thun, belle ville en flânant. Le soir, nous galérons pour trouver un bivouac car attrait du lac de Thunsee oblige, tout est bâti, et, c’est à la nuit tombante que nous trouvons un terrain en zone industrielle propice à Véga (herbe).

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19 avril, réveil sous la neige. Nous commençons malgré tout à démonter le bivouac et préparer Véga. Nous n’avons pas terminés que les flocons doublent de volume. C’est les doigts gelés que nous partons. Temps couvert toute la journée, arrêt salvateur chez Marlis : café, petits gâteaux, douche, tente à sécher, ainsi que nos vêtements. Marlis nous amène chez Gréti et Urs afin de faire le point sur notre itinéraire en tenant compte de l’enneigement.

Douche froide, il faut tout revoir. Les cols que nous devions emprunter son enneigés et fermés. Un grand merci à eux et à Marlis qui nous a ouvert sa porte.

Nous repartons d’un pas plus lourd et toujours sous la neige. Arrivés à Beatenbucht, ce n’est plus la neige que nous devons affronter, mais une tempête. Nous abritons sous un pont, au bout d’une demi heure, le moral encore plus en baisse, nous cherchons un abri pour la nuit. Nous trouvons refuge dans une étable avec l’accord du propriétaire.

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Il nous faudra plus d’une demi heure pour enfin trouver la propriétaire de cette voiture !

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Laissant Véga à son foin, nous nous offrons notre premier restaurant. Merci amis spéléo ! Bonne nuit malgré l’odeur.

20 avril, petite étape sous un soleil enfin revenu. Nous plantons la tente au terrain de camping Lazy Rancho, à Interlaken, où l’accueil est plus que chaleureux.

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Vue sur le lac de Thunsee

21 avril, petite folie financière, nous empruntons train et crémaillère pour nous rendre au pied de l’Eiger.

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L’Eiger                                                                                      Le col que nous devions emprunter…. sous la neige !

 

22 avril, nous sommes toujours au terrain de camping de Lazy Rancho et passons la journée à préparer des nouvelles traces empruntant des cols qui devraient être ouverts lorsque nous y arriverons.

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Notre nouvelle trace pour traverser la Suisse. Nous nous allongeons de plus de 150 kilomètres

DU 23 AU 30 AVRIL

23 avril, belle journée ensoleillée, trajet agréable. Nous sommes engagés depuis quelques kilomètres sur un chemin de montagne lorsque nous croisons Anne Rose et Peter qui nous informent qu’un peu plus haut, il y a une passerelle type Népalais mais made in Suisse. Devant notre déconvenue, ils rebroussent chemin et  nous font passer par une sente pentue et aérienne qui nous permet d’éviter et la passerelle, et de rebrousser chemin. Arrivés à Brienz, Peter va chercher sa moto et nous montre la voie afin d’accéder à un lieu de bivouac avec table, barbecue et une fontaine. Il devait y en avoir pour une demi heure de trajet, mais il s’est avéré que les minutes Suisses sont beaucoup plus longues que les Françaises.

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Arrivés au bivouac au grand soulagement de Véga, nous débâtons et nous préparons à monter la tente lorsque le propriétaire du champ arrive et nous demande de partir. Il est 8 heures, et c’est à la lumière des frontales que nous plantons le bivouac un peu plus loin.

24 avril, il fait toujours beau. Il n’y a pas que météo France qui se trompe dans les prévisions, car nous aurions dû marcher sous la pluie. Au bout de 6 kilomètres, sur un beau chemin qui longe des barres rocheuses, pentu (pente entre 15 et 20%), le chemin monte franchement et la pente s’accentue fortement. Nous sommes obligés de faire demi tour, la pente étant beaucoup trop raide pour Véga. Pour retrouver notre trace, nous sommes obligés d’emprunter la route nationale qui mène à Luzerne et au tunnel du Gothar. Compte tenu de la circulation, ces kilomètres sont pénibles pour nous trois et nous sommes « sous pression ». Heureusement, la journée se termine sur un chemin agréable.

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Il n’y a pas que « le blé » en Suisse !

25 avril, mauvaise journée pour Véga qui, lors du passage d’une passerelle métallique se coince le sabot antérieur droit entre le tablier et la roche. Elle nous étonne u n foie de plus car, le sabot enfin décoincé, elle fini de franchir la passerelle. Résultat des courses, une entaille importante sur la partie intérieure du sabot au niveau bourrelet/couronne. Nous désinfection à la bétadine et pommade Pic pour cicatriser. Mauvaise journée pour nous 3, il a plu toute la journée. Pour le soir, nous visons un camping à Kerns, malheureusement, en fait de camping, nous trouvons un village privé de petits chalets où il nous ne pouvons installer notre bivouac. ? Heureusement pour nous, quelques centaines de mètres après, un fermier nous propose sa grange et un pré pour Véga. Il était temps, la nuit tombait.

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Une journée d’enfer !

26 avril, il a plu toute la nuit, et au petit matin départ sous la pluie qui ne cessera de la journée. A un moment donné, Véga refuse le passage d’une passerelle (ce que nous pouvons comprendre vu le traumatisme de la veille) aussi faisons nous demi tour et privilégions les pistes cyclables afin de préserver la blessure de Véga. Le soir, nous visons le camping de Buochs que nous sommes pressés d’atteindre car il a plus encore aujourd’hui sans arrêt. Pas de chance, il est fermé pour travaux !

Nous nous rabattons vers un préau aperçu 3 à 400 mètres avant le camping et demandons en faisant de l’eau chez un habitant si cela gênerait que nous dormions là. Nous apprenons que le préau et la maison attenante appartient à une association qui ne vient que rarement et que, à priori, pour une nuit, cela ne doit pas poser de problème.

C’était mal connaitre les adhérents de l’association qui, ayant une fête ce soir là, et  malgré la pluie et l’heure (20 heure passée) nous disent de partir car c’est leur maison ! Nous rebâtons la pauvre Véga et repartons vers le terrain de camping après lequel nous découvrons un carré d’herbe que nous squattons. Montage de la tente sous la pluie et à la lampe frontale.

PAS DE PHOTOS, TROP DE GALERE !

27 avril, il a plu toute la nuit et neigé juste au dessus de nous. Réconfort, une habitante de Buochs ayant aperçu notre tente vient vers les 7 heures nous proposer de prendre le petit déjeuner au chaud chez elle. Nous refusons car notre café est déjà prêt, mais la remercions de son attention. Elle repasse avec son petit bonhomme vers les 9 heures 30 pour savoir si nous n’avons besoin de rien et nous indique la possibilité de voir si nous pouvons continuer en bateau. Notre chemin étant sous la neige, nous décidons de changer de rive et d’emprunter la route qui longe le lac. Passage épique et humoristique en bac et, toujours sous la pluie, et après une fin de parcours éprouvante sur u ne route extrêmement fréquentée et avec de nombreux tunnels (dont un de 500 mètres), nous visons le terrain de camping de Sisikon dont nous nous voyons refuser l’accès par la tenancière parce que Véga risque d’abimer sa belle pelouse. Nous avons du mal à comprendre car nous sommes trempés et il pleut des cordes. Nous avisons un terrain à proximité. Cherchant à demander l’autorisation de camper,  nous rencontrons Hubert, un jeune français travaillant pour la société Marti. Ce dernier nous permet de monter la tente sur le parking réservé à leur entreprise car le propriétaire du beau terrain nous refuse l’autorisation de l’utiliser. Montage laborieux de la tente (mouillée de la veille) sous une pluie battante.

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Véga Rama

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Faire part de naissance petit modèle

28 avril, il a plu toute la nuit, toutes nos affaires sont mouillées, la neige est tombée à moins de 600 mètres, il pleut, il fait froid, le moral est au plus bas. Grosse cogitation sous la tente, autour du réchaud à essence pour essayer de sécher nos affaires et nous réchauffer. Ayant conscience que le passage à pied vers l’Italie est impossible à cause de l’enneigement, que Véga qui a passé 4 jours et 3 nuits sous la pluie aurait bien besoin de se faire une santé, nous décidons de rechercher un gîte pour 2 ou 3 jours et la possibilité de véhiculer toute l’équipe par le tunnel du Gottard qui, avec ses 40 kilomètres, est le tunnel le plus long d’Europe.

Après moult coups de téléphone, une chaine se met en place grâce à Marina du centre équestre d’Ependes. Marina s’est dépensée sans compter pour nous trouver une solution. Oh miracle, nous nous retrouvons chez Cornélia et Peter, près de Brunnen. Accueil plus que chaleureux qui nous met du baume au cœur après tous les déboires que nous avons connus ces derniers jours.

PAS DE PHOTOS, TROP GALERE

29 avril, grâce à Cornélia et Peter, Véga profite des soins attentionnés d’un maréchal ferrant et d’un vétérinaire. Heureusement, car sa blessure au sabot antérieur droit s’était infectée. Rendez vous est pris pour le 1er mai avec le vétérinaire et le maréchal pour faire une piqure sédative à Véga afin de permettre au maréchal de referrer les 4 sabots.

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moi j’aime faire des câlins à mon maréchal ferrant !

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Enfin du soleil. Il y avait des montagnes derrière le ciel gris/noir!!!

Un bonheur n’arrivant jamais seul, Peter se propose de nous faire passer le Gothard le 1er mai.

DU 1er AU 6 MAI

1er mai, A 8 heures, le vétérinaire fait une piqure intraveineuse sédative à Véga afin que le maréchal ferrant puisse travailler normalement. Contrairement à samedi, l’effet presque immédiat et il faut aider à mainte reprises Véga à tenir debout. Au bout d’une heure, Véga se retrouve parée et referrée.

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Non je n’ai pas pris d’alcool !

Après un bon petit déjeuner pris avec Cornélia et Peter, tout le monde se prépare à faire monter la bête dans le van. C’est chose faite au bout d’un certain laps de temps. Nous faisons nos adieux à Cornélia et en route pour le Tessin.

Pour ne pas changer, il pleut des cordes toute la route (sauf sous le tunnel du Gothard). Peter pousse la gentillesse en nous déposant à Biasca afin de nous éviter la neige.

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Encore la pluie, nous en avons marre !

Nous faisons nos adieux à Peter et reprenons la route sous une pluie battante. Vers 17 heures, nous trouvons abri sous un hangar et Véga sous un arbre. Il était temps, Jean Pierre faisant eau de toute part.

2 mai, enfin, réveil sous un ciel bleu. Toute petite étape de 8 kilomètres à cause du passage d’un gué profond (au dessus des genoux de Véga) et d’une passerelle longue que Véga a refusée de passer. Elle a eu raison de notre patience au bout de 3 heures et nous avons contourné l’obstacle.

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LE gué

3 mai, longue étape lors de laquelle Véga a de nouveau refusée de passer sur des passerelles. En fin de journée, nous attaquons la montée du « Monte Cénéri ». Nous cherchons en vain un terrain ou bivouaquer et ce n’est qu’arrivés au sommet que nous trouvons notre bonheur. Montage de la tente à la lampe frontale, juste avant que la pluie ne revienne !

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4 mai, départ sous la pluie mais journée faste, Véga a repassée plusieurs passerelles. Nous arrivons en vue du lac de Lugano.

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5 mai, départ sous le soleil, temps superbe qui nous fait profiter des beaux paysages du lac de Lugano que nous longeons toute la journée. Arrêt à Morcorté, jolie petite ville très touristique. En fin de journée, alors que nous cherchons sur le téléphone et le GPS un terrain de camping ou nous arrêter, nous sommes abordés par un cycliste qui nous propose de nous héberger tous les 3.

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réduit  DSC_0216       Le lac de Lugano

Demi tour, et nous nous retrouvons dans la superbe propriété de Willy, avec qui nous passons une forte agréable soirée bien arrosée. Coucher à 2 heures du matin.

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JP prépare les spaghettis                                                     Vue du lac de Lugano de la terrasse de Willy

6 mai, nous nous réveillons la tête lourde vers les 11 heures 30. Seule Véga et Willy semblent en forme. Départ poussif sous la pluie revenue vers les 14 heures pour une toute petite étape de 10 kilomètres . Nous arrivons, toujours sous la pluie, au camping « Monté Généroso » ou nous sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse et un grand sourire.

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1 – traversée de la France

Posté par vegaroma le 6 janvier 2017

Départ  le 18 mars 2017 date à laquelle Sandrine viendra nous chercher à Ecouen avec un van afin de nous amener à notre point de départ, chez Monsieur et Madame Mojard, producteurs d’un excellent champagne au Mesnil sur Oger .

En attendant, voici la carte des 420 kilomètres de notre itinéraire Français (échelle en bas à droite).

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DU 18 AU 24 M1RS

L’aventure est commencée.

Samedi 18 mars, Sandrine, Gilles, sont venus avec leur van nous chercher tous les trois (Véga, Patrice et JP). Véga s’est à peine fait priée pour monter dans le van.

Partis vers les 11 heures d’Ecouen, nous sommes arrivés vers 14h15 au Mesnil sur Oger. A peine descendus du van, nous voyons arriver Véronique Mojard qui vient nous ouvrir le pré mis à notre disposition pour bivouaquer et permettre à Véga de dormir en toute quiétude. Véronique rentre ensuite chez elle non sans nous avoir gentiment invités à dîner !

Véga parquée, nous nous installons près du van pour manger nos casses croute. Monsieur et Madame BERTIN qui habitent juste en face du pré arrivent sur ces entrefaits et nous proposent une chambre et la douche en lieu et place de la tente.

A 18 heures, nous nous rendons chez Véronique et Luc Mojard ou après un apéritif au champagne « Luc Mojard », nous dégustons un excellent dîner maison, très convivial en compagnie de la maman de Véronique.

Après une excellente nuit passée chez Madame et Monsieur BERTIN, nous partons le 19 vers 9   heures en direction de l’Auberge St FXXXXXX où nous avons rendez vous avec famille et amis pour un déjeuner d’adieu avant le grand départ.

Non content de nous avoir hébergé, Monsieur BERTIN nous offre une bouteille de champagne au moment du départ.  Tant de gentillesse et délicatesse nous touche au plus haut point.

Après le repas, une grande partie des convives nous accompagnent sur une dizaine de kilomètres au bout desquels nos chemins se séparent : eux vers le travail du lendemain, nous vers l’inconnu.

Nous plantons le premier bivouac quelques kilomètres plus loin.

Le lundi 20, nous nous levons à 7heures, et partons à 9 heures, après avoir démonté le bivouac et préparé Véga. Il en sera de même tous les jours.

Au bout de 24 kilomètres, nous entrons dans Chalons en Champagne.

Et alors là, notre trace nous engage sur une 4 voies (dite rapide). Nous sommes tendus et avons du mal à tenir Véga au licol à cause des innombrables véhicules. Après avoir traversé tant bien que mal la Marne,  nous nous arrêtons sur un espace vert  et voyons arriver 2 voitures de police alertés par les appels d’automobilistes.

Après quelques photos policiers/Véga (qui doivent désormais orner les murs des commissariats de Chalons), nous sommes escortés 1 voiture de police devant nous et une autre derrière, jusqu’à l’accès du canal de la Marne, suite de notre trace.

Nous réussissons à trouver un endroit pour bivouaquer au bout de 34 kilomètres. Pas mal Véga pour une première journée.

Les jours suivants, nous suivons le canal de la Marne puis celui de Champagne : Bourgogne. Paysage rectiligne qui permet de bonnes allures.

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Nous traversons  Vitry le François sans problème grâce au chemin de halage.

Et alors là, nous arrivons en vue de Saint Dizier.

Saint Dizier, l’enfer pour Véga, elle qui a jusqu’à présent tout surmonté : voie rapide, passerelle, passages à niveau, tunnels, ….

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Passage de mon premier pont en bois

Va s’emballer à 4 reprises lorsque nous sommes survolés à faible hauteur par des rafales qui atterrissent sur l’aéroport militaire.

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Oh le gros oiseau qui fait peur à Véga !

Nous plantons le bivouac du 23 près de Bienville et, vers 18 heures nous avons la surprise de voir une voiture s’arrêter. Marie, la conductrice, nous a reconnus et nous offre des viennoiseries pour  notre petit déjeuner du 24.

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Ce soir j’avais un grand pré pour moi. J’en ai bien profité !

Le 24, tout en suivant le canal, le paysage commence à changer et devient plus vallonné. Nous comptons faire halte à Joinville car il y aurait un gîte.

Nous nous rendons à l’office de tourisme et apprenons que nenni : point de gîte. Après plusieurs appels téléphonique, oh miracle, le propriétaire de l’hôtel la « Vinaigrerie » accepte Véga dans sa propriété ainsi que notre tente. Cerise sur le gâteau, il nous prête un chambre afin que nous puissions nous doucher,… et mettre le blog à jour.

Pour le moment, tout se passe bien, Véga est vaillante et a parcouru 150 kilomètres en 5 jours.

DU 25 AU 30 MARS

Première journée ensoleillée, ca fait du bien ! le canal est un peu plus encaissé si bien que le paysage est moins monotone à marcher. Véga a voulu forcer un passage étroit et pentu entre le canal et le début d’un rail de sécurité. Elle est passée bravement mais par contre, la sacoche coté rail n’a pas apprécié. 2 belles déchirures à réparer !

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Aujourd’hui, nous avons fait 30 kilomètres à une allure de 5 kilomètres par heure, Véga n’en pouvait plus. Demain, nous allons baisser le kilométrage et marcher moins vite afin qu’elle reprenne des forces.

A force de faire des câlins à Jean-Pierre en marchant, Véga a fini par casser l’écran de sa liseuse qui se trouvait dans la poche sommitale de son sac à dos. Il faudra attendre Besançon pour trouver un magasin pour la remplacer !

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Mes câlins sont rudes !

26 mars, petite journée de 25 kilomètres pour que Véga puisse se reposer. Peu avant Chaumont, le canal emprunte un tunnel de 307 mètres. A notre grande surprise, elle s’est engagée dedans sans hésitation et n’a manifestée aucune frayeur  malgré la résonance des sabots !

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27 mars, la nuit a été difficile car nous avons eu froid malgré nos duvets. 2 surprises au réveil : Véga s’est détachée et broute sagement  près de la tente ;  le sol et la toile extérieure de la tente sont gelés ainsi que l’eau dans le seau de Véga. Pas étonnant que nous ayons eu froid !

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Avec le froids, le démarrage est difficile

28 mars, il a fait encore plus froid cette nuit. Véga n’a pas fait des siennes. En revenant de faire nos couses à Rolampon, nous avons été abordés par une journaliste en quête  de nouvelles pour le journal local. Nous lui avons laissé l’adresse du blog pour ses lecteurs.

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Sur plus de 200 kilomètres le long du canal, nous n’avons croisé que 2 péniches

Arrivés à Langres, nous sommes satisfaits de quitter le canal que nous suivons depuis Chalons en Champagne soit plus de 200 kilomètres. Nous faisons nos courses au Leclerc de Langres ou Véga fait un « vrai tabac » sur le parking.

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Vue sur le chateau de Langres

Depuis le départ, le cycle des journées est relativement le même : levé à 7 heures, s’habiller, petit déjeuner, brosser Véga et curer les sabots, démonter le bivouac,  ranger et charger les sacs puis nous partons vers 9 heures. Nous marchons pendant 10 kilomètres puis repos d’une heure à une heure et demi  afin que Véga récupère et puisse manger.  Puis, re 10 kilomètres, re repos re départ et enfin, quelques kilomètres et bivouac.

29 mars, tout le monde est fatigué. Véga se traine, il fait très chaud. Nous arrivons à Saint Broingt le Bois et demandons de l’eau à un habitant qui est devant sa maison. Nous nous renseignons sur les gîtes à venir et apprenons que le 1er est à 25 kilomètres.  Voyant notre déconvenue, Monsieur et Madame Plessy  nous proposent de parquer Véga dans leur enclos à cheval, de planter notre tente près du parc ET DE PRENDRE UNE DOUCHE CHEZ EUX ! le bonheur quoi ! car la dernière que nous avons pu prendre c’était à Joinville ! Le seul bémol est que Patrice devait « payer son coup » à l’occasion de son anniversaire (64ans) et ce sera donc un autre jour.

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Maintenant, je randonne sans longe, comme une grande !

30mars, tout le monde est en forme. Nous arrivons au bout de 25 kilomètres à Champlitte et trouvons un gîte « rustique ». Nous sommes malgré tout content de pouvoir dormir dans un lit, sans bivouac à monter ni à démonter demain matin. Nous avons encore la douche à disposition, 2 jours de suite, ça ressemble à du luxe. Ce soir, c’est repas de fête pour l’anniversaire de Patrice : omelette au fromage, fromage et dessert, le tout arrosé d’un petit pinot noir « cuvée de Saint Vincent » ET EN PLUS, nous allons manger assis, à table !

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Enfin, un lit au bout de 11 jours !                                      Coucou Margaux, un petit bonjour de Papi

Au bout de 11 jours, nous en sommes à 305 kilomètres, bravo Véga !

DU 31 MARS AU 4 AVRIL

31 mars, belle journée ensoleillée. Aucun fait marquant en dehors du fait que nous avons fait plus de kilomètres que prévus car il a été difficile de trouver une prairie ouverte entre les forêts et les immenses champs céréaliers. Nous trouvons enfin notre bonheur au bout de 29 kilomètres.

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Vue sur le château du Loup

1er avril, nous avons eu nous aussi nos surprises du 1er avril. Jusqu’à aujourd’hui, la trace que nous avions préparée avant notre départ s’était avérée fiable. Au bout de 7 kilomètres, notre trace qui empruntait un chemin arrive dans un champ. Nous suivons notre trace et, au bout du champ, butons sur des fils de fers barbelés. Au-delà, nous voyons le chemin reprendre.

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Après de longs palabres, nous décidons de couper les barbelés, faisons passer les bagages puis Véga. Nous réparons ensuite la clôture et reprenons notre périple.

En cours de marche, constat inquiétant : Véga n’a plus de poils sur les cuisses au niveau de l’avaloire. Nous avions gardé les réglages d’origines ce qui nous a amené à repenser, après mûres réflexions,  le positionnement de l’avaloire.

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2 avril, au réveil, surprise, Véga a encore réussi à ouvrir le mousqueton de sa longe de bivouac et a passé une partie de la nuit près de notre tente. Démontage du bivouac sous la pluie. Petite étape jusqu’au centre équestre « l’Etrier Bisontin » qui a accepté de nous loger tous les 3 pour la nuit, et de garder Véga demain afin que nous puissions faire nos courses chez Darty (enfin une liseuse pour Jean-Pierre) et Décathlon (enfin une lampe frontale qui va enfin fonctionner) et acheter des mousquetons à vis pour la reine de l’évasion ! Merci Sophie pour votre accueil.

En soirée, Christophe et Marie nous indique une route moins difficile tant pour traverser Besançon que pour rejoindre Ornans. Sur leur conseil donc, nous modifions notre trace.

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Mon fan club du centre équestre l’Etrier Bisontin

3 avril, surprise au réveil, un bon café chaud nous attend à l’accueil du centre équestre. Merci Adeline pour cette délicate attention ! La matinée se passe en courses, le midi, somptueux kebab en attendant que notre lessive soit terminée. Retour à l’Etrier Bisontin pour modification du harnachement du bât. Après avoir été conviés à un apéritif, nous passons une seconde nuit an centre. Un grand merci à toutes les personnes rencontrées.

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4 avril, en plus du café, des petits pains au chocolat nous attendaient. Merci  Adeline.  Cette journée fut une grande journée pour Véga : traversée de Besançon, montée et descente d’escaliers, montées et descentes pentues sur sentier rocailleux , chemin barré par un tronc d’arbre à 60 centimètres du sol. Merci à José et Steve de la DIR de La Veze qui, à force coups de tronçonneuse nous ont dégagés le chemin.  Arrivés à La Veze, pendant que Véga prenait sa pause , nous avons été invités par Arlette et Jean pour partager un « quatre heure » sympathique autant qu’imprévu.

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Vues de Besançon

 

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Vue de Besançon et mon premier escalier pour monter vers la citadelle

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La citadelle et vue sur Besançon

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Steve en action et nos deux sauveurs de la DIR de La Veze

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Encore un fan club et la sieste !

 

DU 5 AVRIL AU 7 AVRIL

5 avril,  arrivés à Ornans, nous nous rendons à la Clinique Vétérinaire de la Loue afin de faire établir le certificat CE de bonne santé de Véga afin qu’elle puisse entrer en Suisse.

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Paysages d’Ornans

Nous reprenons ensuite notre chemin jusqu’au moment, après avoir emprunté le « chemin des 2 tunnels », nous arrivons devant le 1er tunnel : fermé et sous vidéosurveillance.

Nous empruntons un sentier assez sportif qui descend vers la Loue, et qui va nous permettre de shunter le tunnel. Sauf que, ce sentier débouche au sommet du tunnel, et, pour accéder au chemin qui sort du tunnel et qui se trouve en contrebas, il faut emprunter les contreforts abrupts du tunnel.

Nous débâtons, Jean Pierre descend le sac sommital en bas et se rends compte que faire passer Véga par cette voie très étroite, fortement pentue, ne va pas être une mince affaire. Oh miracle, Véga, guidée par Jean-Pierre descend sans précipitation, sans énervement et avec relativement peu d’hésitations. Il ne reste plus ensuite qu’à faire descendre le bât et les bagages, ce sera chose faite avec une sangle.

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Nous débâtons, Jean Pierre descend le sac sommital en bas et se rends compte que faire passer Véga par cette voie très étroite, fortement pentue, ne va pas être une mince affaire. Oh miracle, Véga, guidée par Jean-Pierre descend sans précipitation, sans énervement et avec relativement peu d’hésitations. Il ne reste plus ensuite qu’à faire descendre le bât et les bagages, ce sera chose faite avec une sangle.

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Le charmant petit village de Lods

6 avril, notre trace devait nous faire emprunter les gorges de la Loue. Nous avons dû faire demi-tour car il était impossible de faire passer Véga sur des passerelles métalliques étroites et des passages équipés d’une ligne de vie. Quelques kilomètres plus loin, nous avons dû à nouveau rebrousser chemin car notre sentier avait disparu. Le soir, nous arrivons au village de Vuillecin. Véga vient de monter ses premiers 1000 mètres de dénivelé positif dans la journée. Raymond et Marie-Louise LECLERC, après avoir mis Véga dans un clos derrière chez eux, nous invitent à diner en famille. Quel bonheur de partager autour d’une table : apéritif, plat, fromage et dessert, le tout accompagné de bon vin, en toute convivialité et simplicité. Montage de la tente : 23 heures !

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Pontarlier et ses environs

7 avril, il a gelé cette nuit, mais nous n’avons pas eu froid. Petit déjeuner et douche chez Jean-Louis et Patricia TROUTET. Encore un agréable moment de passé. Vers les 11 heures, nous quittons enfin Vuillecin après un dernier au revoir aux familles LECLERC et TROUTET. Passage de Pontarlier sans problème.  Au village de Frambourg, nous sommes abordés puis interviewés par une journaliste de France Bleu Franche Comté. Nous plantons le bivouac à 6 kilomètres de la frontière Suisse.

Nous quittons la France après 471 kilomètres au lieu des 417 prévus.

 

 

 

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Aller/retour à Rome avec notre ânesse : Véga

Posté par vegaroma le 6 janvier 2017

Utilisez les pages pour suivre l’évolution de notre périple. Nous mettrons le blog à jour lorsque nous disposerons de l’électricité et d’internet ! et n’hésitez pas à faire des commentaires !

LES DERNIERES NOUVELLES AU 10 AVRIL SONT SUR LES PAGES 1 – TRAVERSEE DE LA FRANCE ET 2 SUISSE

Bienvenue sur notre blog.

Pourquoi ce nom  VégaRoma ?

Après notre pèlerinage de Vézelay à Compostelle via le Camino Norte pour la partie espagnole, nous avons été frustrés d’avoir dû l’effectuer sur 4 années. Nous avons alors décidé d’aller à Rome à pied d’une seule traite lorsque je serai à la retraite. Voilà pour Roma.

Les années passant, et quoique randonnant léger, Martine a émis l’idée d’acheter un âne pour porter nos bagages. Entre l’idée et l’achat il s’est passé 2 ans. En septembre 2016, nous avons acheté une belle et grande ânesse : Véga.

Le projet

l’Idée prenant forme, nous nous sommes dit qu’ayant fait 1800 kilomètres à pied avec un âne en empruntant la via Francigéna des pèlerins du moyen age, il nous serait difficile de nous en séparer à Rome !

D’autre part, avec Patrice, mon compère de randos, nous avions le projet de marcher quelques jours dans les Dolomites Italiennes.

Il ne nous restait plus qu’à conjuguer ces 2 projets : Départ de Jean-Pierre et Patrice pour Rome via la Suisse, les Alpes Italiennes et les Dolomites. Retour sur Ecouen avec Martine en empruntant au maximum la via Francigéna. En théorie, ça nous donne un peu plus de 4000 kilomètres à faire avec Véga. Nous verrons à l’arrivée ce qu’il en sera réellement !

Pourquoi ce blog ?

Pour vous faire partager nos aventures qui vont durer (peut être) 6 mois. Nous alimenterons le blog selon les possibilités de connexions à internet.

Nous allons le diviser en plusieurs pages :

- la préparation

- 1 – la France,

- 2 – la Suisse

- 3 – l’Italie jusqu’à la traversée des Dolomites

- 4 -  l’Italie, des Dolomites à Rome

- 5 – la via Francigéna de Rome au col du Grand Saint Bernard

- 6 – La via Francigéna en France jusqu’à Reims, puis le retour sur Ecouen

Petite photo de notre itinéraire (Echelle, en bas à droite) : soit sur le papier un peu plus de 4000 kilomètres. Nous verrons au retour quelle sera la réalité !

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La préparation du proget

Posté par vegaroma le 6 janvier 2017

2015 – LE DEBUT DE L’HISTOIRE

Après avoir lu le livre de Jacques CLOUTEAU « Randonner avec un âne », nous prenons contact avec Sandrine et Gilles LEMAIRE,  « Anes en Vexin » à Longuesse en juin 2015.

Sandrine et Gilles nous expliquent l’essentiel à connaître pour faire une ballade avec un âne :

- Comment le préparer avant la randonnée, l’étriller pour enlever toute matière qui pourrait le blesser, lui curer les sabots afin d’enlever si besoin les petits cailloux qui pourraient blesser la fourchette, mettre le bat et régler l’harnachement, …

- Pendant la rando, lui faire comprendre qui est le « patron » (surtout s’il veut manger l’herbe au bord du chemin plutôt que de marcher!). S’il s’arrête et ne veux plus avancer, c’est que quelque chose le perturbe donc le pas le brusquer, mais lui montrer « en douceur » qu’il n’y a pas de danger, …

Ensuite, nous faisons une petite rando d’une 15aine de kilomètres avec « Caramel »

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Prise en main !

Ravis ce cette première expérience, nous décidons de récidiver en emmenant avec nous notre petite fille.

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Après quelques hésitations bien compréhensibles, Margaux est toute fière de tenir la longe de Domino

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Puis de finir la ballade sur Domino

 

PREMIERE RANDO DE 11  JOURS

Afin de valider que nous sommes aptes à partir jusqu’à Rome avec un âne, nous consacrons une partie de nos vacances d’été 2015 à faire une randonnée d’environ 200 kilomètres dans les Cévennes, mais hors du chemin de Stevenson qui attire trop de monde.

Après quelques recherches sur internet, nous prenons contact avec Chantal qui nous prépare une superbe rando en boucle passant par le mont Lozère à partir de Saint Martin de Lansuscle, en passant par Casagnas, La tour du Viala, Finiels, la Fage, les Chabrières, Mijavol, la Borie, La Barre des Cévennes. Le soir, nous étions soit en gîte, soit sous tente.

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Martine avec Pimprenelle sur une des rares parties goudronnée de notre circuit.

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Au bout de 2 ou 3 jours de « vie commune » avec Pimprenelle, nous avons pris confiance, et, hors les routes goudronnées, nous ne tenions plus notre ânesse en longe!

Ce que nous avons retenu de cette expérience :

- Que nous avions été bien inspirés de faire au préalable des essais : nous avons rencontré un groupe de 4 femmes qui galéraient avec leur âne (qui n’en faisait qu’à sa tête) et regrettaient cette expérience

- Qu’un âne est un animal intelligent et très attachant et qu’il facilite le contact avec les personnes que l’on rencontre

- A faire les soins quotidiens: étriller, soigner les plaies (taons), curer les sabots, donner à boire , …

- A mettre le bat, équilibrer correctement les sacoches

- Nous rendre compte qu’avec un âne, certains passages sont prohibés : pas d’escalade, chicanes anti vélo ou moto, …

- Qu’un âne passe presque partout sauf les restrictions ci dessus

- Qu’il faut mieux une grande ânesse qu’un âne (grande, elle peut porter plus de poids et faire des pas adaptés aux nôtres)

 

Bref, nous sommes rentrés Sur Ecouen décidés plus que jamais à donner vie à notre projet.

 

2016 – NOUS CHERCHONS, NOUS TROUVONS, NOUS ADOPTONS

Après notre randonnée dans les Cévennes, nous décidons Martine et moi de donner forme à notre projet : il nous faut trouver une grande ânesse et commencer à préparer notre itinéraire.

Nous reprenons contact début 2016 avec Sandrine et Gilles et leur exposons nos souhaits suite à notre expérience Cévenole.

Sandrine et Gilles nous proposent une grande ânesse, Véga, qu’ils avaient acquis pensant faire de l’attelage, projet tombé à l’eau faute de temps.

Véga est une jeune ânesse de 6 ans qui n’a jamais travaillé, ce que nous trouvons plutôt bien car ainsi, elle n’a pas pris de mauvaises habitudes.

Avec Patrice et Sandrine, nous faisons une première ballade avec elle en mai 2016. D’emblée, elle nous séduit d’autant plus que, globalement, pour une ânesse qui n’a pas « travaillé », la ballade s’est bien passée.

 

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Véga est une belle et grande ânesse de plus d’un mètre 30 au garrot. Son papa est un Grand noir du Berry.

Au début, nous avions envisagé un genre d’achat/location,  nous partions à Rome, revenions et rendions ensuite l’âne. Ensuite, nous avons pensé que nous nous attacherions certainement à l’ânesse, et que nous pourrions ensuite l’utiliser pour faire des ballades avec nos petits enfants. C’est ainsi que nous avons ensuite cherché un pré ou nous pourrions la mettre près d’Ecouen.

Nous convenons avec Sandrine de « parrainer » Véga jusqu’à la fin des grandes vacances, puis de l’acheter à la rentrée, et enfin, de l’amener sur Ecouen en décembre.

En attendant, il fallait l’équiper !

 

LE MATERIEL

Pour équiper Véga, et selon les conseils de Sandrine et Gilles, nous avons acheté, en mai, un licol, une longe, une étrille, un cure pieds, un bouchon (genre brosse à chiendent et une brosse douce pour les parties sensibles. J’ai fabriqué un sac à partir d’un vieux jean pour mettre ce nécessaire.

 

Pour finir de l’équiper, il nous fallait encore un tapis de bat, un bât,  des sacoches,  une longe longue, une longe de bivouac, un piquet pour le bivouac.

Vu les prix de ces matériels, je me suis décidé à en fabriquer le maximum. Ce fut chose faite entre mai et juillet.

Après avoir pas mal surfé sur le net pour me faire des idées sur les matériaux, les formes, la praticité de tel ou tel modèle, j’ai fabriqué 1 longe en sangle de 5 mètres, une longe de bivouac de 8 mètres, 1 piquet de bivouac et une paire de sacoches en toile à bâche de camion de 70 litres chacune.

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De la toile à bâche de camion, des ceintures de sécurité récupérées dans une casse auto pour renforcer les sacoches, fermetures par velcro, (merci à Sandrine et Gilles pour leurs précieux conseils)

La fixation prévue à l’origine (par sangles), a été modifiée par une tringle afin de faciliter la pose/dépose sur le bât et augmenter la stabilité

Ensuite, sur les conseils de Sandrine et Gilles, malgré quelques remontées négatives vu sur le net, entre autre sur le site de « NOs’Z’ANEs’Z’ET NOUS »,  extrait de leur site :  « Je suis désolé mais les Randoline , c’est la bonne idée mal appliquée»,  j’ai acheté, en aout, un bât Randoline,  et le tapis ad hoc.

Disons-le de suite, le bât Randoline est confortable pour l’âne, mais quoiqu’en disent les personnes de l’entreprise Randoline (qui ne supportent pas les remarques sur leur matériel au lieu de les prendre comme pistes d’amélioration),  le bât donc doit être modifié, principalement au niveau du harnachement.

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Sandrine règle l’avaloire du bât. On voit bien que la sous ventrière se ferme sous le ventre. Gilles et Jean-Pierre règlent la bricole.

J’ai donc revu et la bricole (courroie sur le poitrail de l’âne) et la fixation de la sous ventrière de manière à ce que l’on puisse les enlever aussi bien à droite qu’à gauche de l’âne. J’ai également revu les écrous de fixation du bât. Malgré cela, j’ai remarqué que les « coussins » sur lesquels le bât repose sur l’animal ont tendance à se desserrer ==> prendre une clé à pipe de 10 dans la trousse à outils !

Pour nous même, nous partirons avec nos affaires habituelles de rando. Nous avons malgré tout investi dans une tente dôme de 3 places avec un auvent en lieu et place de notre habituelle tente 2 places de 1 kilo (6 mois de randonnée méritent malgré tout un peu de confort !)

Nous prenons également un réchaud à essence au lieu de notre habituel réchaud à gaz, compte tenu que l’essence se trouve partout, contrairement aux cartouches de gaz.

 

Parallèlement, courant octobre, et en prévision de l’arrivée de Véga sur Ecouen en décembre, nous achetons et montons un abri de jardin de 10m2 sur un terrain que les parents de Mathieu (le compagnon d’Anaïs, une de nos filles) nous prêtent.

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Mathieu et son papa montent les cloisons. Les garçons maintiennent la structure en attendant l’assemblage. Il ne manque plus que Véga !

Au début, nous avions pensé amener Véga sur Ecouen dans un van. Après réflexion, nous allons la ramener à pieds afin de pouvoir tester notre matériel avant le grand départ de mars 2017.

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Martine lors d’une pause pendant une promenade en novembre. A priori, plus de modifications à faire sur le bât et les sacoches !

 

DECEMBRE 2016, LE VOYAGE DE LONGUESSE A ECOUEN, ou la première grande randonnée de Véga

Au départ, nous avions prévus de faire faire le voyage de Longuesse à Ecouen de Véga par van.

En y réfléchissant, nous avons pensé qu’il fallait plutôt en profiter pour tester notre relation à Véga, ses réactions devant l’inconnu, ses aptitudes à la randonnée au long court, notre matériel.

Nous avons donc décidé de revenir à pied avec elle et avons préparé une trace évitant l’agglomération de Pontoise, soit un peu plus de 70 kilomètres répartis en 4 étapes d’environ 18 kilomètres et 3 bivouacs.

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Ainsi, nous nous retrouvons  lundi 12 décembre chez Sandrine et Gilles avec notre matériel tel qu’il doit être lors du grand départ de mars 2017, soit :

23 kilos de matériel pour Véga : bât, tapis de bât, matériels de soin, longes, piquet, …..

Environ 4 kilos de piquets et matériel pour faire un parc / clôture électrique lors des bivouacs (que nous n’aurons pas en mars)

Une 30 aine de kilos de matériels pour nous : affaires personnelles, matériels de bivouac, outils, nourriture, …. répartis entre les 2 sacoches latérales (équilibrées au peson) et un sac sommital.

 

Nous bâtons avec Sandrine et gilles et installons les sacoches. Véga, qui n’a jamais porté de charges lourdes est surprise et tatillonne un peu avant de trouver son équilibre !

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Patrice, Jean-Pierre et Véga                                          Patrice, Véga, Sandrine et Gilles

Vers les 10heures 30, nous prenons la route, Sandrine nous accompagne. Heureusement, car nous n’avons pas fait 2 kilomètres que le bât commence à se retourner ! Nous re-sanglons et serrons un peu plus la sous ventrière puis repartons.

Premier passage nouveau pour notre ânesse : le tunnel qui passe sous la nationale 14 : résonances, bruits de voitures, de camions, …. Tout se passe à merveille, à peine une petite hésitation.

Au sortir du tunnel, le bât donne à nouveau des signes de retournement. Nous enlevons les sacoches et le sac sommital et revoyons notre chargement : le moins de poids possible sur le sac sommital et les charges lourdes au fond des sacoches.

Sandrine nous quitte ensuite, puis nous dirigeons vers Us où nous attend notre premier passage à niveau que nous appréhendons vu les difficultés décrites par Guy Duffroy  qui a fait 5000 kilomètres avec son âne sur les chemins de Compostelle.

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Entre Longuesse et Us

Arrivés sans encombre à Us, une voiture effraie Véga dans une rue très étroite è nouveau début de retournement du bât ! Nous redressons la situation et peu après, le passage à niveau se présente et est traversé presque sans hésitation (à notre grande surprise) par Véga.

Par contre, quelques kilomètres plus loin, la route est barrée dans sa totalité par une large grille qui recouvre un chenal prévu pour recueillir les eaux pluviales. Un bout de carotte viendra finalement à bout des hésitations de notre ânesse

Le reste de la journée se passa sans problème hormis la pluie et le froid, et, arrivés en vue de notre étape, Epiais Rhus, nous laissons Véga brouter une herbe bien grasse pendant ¾ d’heure.

Nous nous rendons ensuite, à la nuit tombante chez Ségolène, Pierrick et leurs 4 enfants qui ont accepté avec gentillesse de nous permettre de monter un bivouac dans leur jardin.  Après un repas convivial (et bien au chaud) pris avec la famille, nous partons tester notre nouvelle tente.

 

Mardi 13 décembre, levé et petit déjeuner au chaud avec Pierrick, puis premier démontage du bivouac et préparation de Véga. Cela nous prend 1heure ¼.

Nous partons ensuite avec Pierrick et ses 3 derniers enfants en direction l’école d’Ethiais Rhus ou nous attend Philippe, le Directeur ainsi que les 67 élèves de l’école à qui nous devons présenter notre projet.

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Présentation du matériel aux enfants de l’école d’Ethiais Rhus

Ce fut un véritable plaisir de présenter pendant environ 1 heure ½ à tous ces enfants notre future aventure. Leur attention était soutenue et leurs questions perspicaces.

Vers 10 heures, nous avons montré aux professeurs et enfants comment on bâtait un âne et comment on disposait les bagages sur le bât, puis nous sommes repartis vers notre étape du jour : Nesles la Vallée.

Nous avions à peine fait 200 mètres que nous avons à nouveau un problème de retournement du bât.  Nous rectifions la situation et, au lieu de mettre le sac sommital dans le sens du bât, nous le mettons en travers pour changer les équilibres.

Le fait de mettre le sac en travers du bât sur les sacoches améliore l’équilibre, et c’est ainsi que la journée de passe sans problème majeur.

Véga nous a surpris par sa volonté elle a découvert des obstacles inconnus qu’elle a franchie en nous suivant tels que passage entre 2 plots anti véhicules dans les chemins, chemins pentus et rocailleux, …

Le midi, lors de la pause repas, nous plantons le piquet de bivouac et y raccordons Véga avec la longe de 8 mètres. Après s’être pris un pied avant dedans et avoir paniqué, elle a apparemment vite compris comment s’y prendre avec cette longue longe !

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Première utilisation du piquet et de la longe de bivouac

Elle nous a même carrément « bluffés » lorsqu’au détour d’un virage, sur un chemin forestier encaissé, nous avons aperçus un arbre déraciné qui barrait le chemin à environ 1m50 du sol. Nous nous arrêtons, faisons passer de l’autre côté de l’obstacle le sac et les sacoches, et, nous apprêtant à aller chercher Véga pour la débâter et la faire passer sous l’arbre, nous la voyons qui le passe d’elle-même et nous rejoint.

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Les bagages à peine à terre, Véga nous rejoint d’elle même !

Arrivés à Nesles la Vallée, nous voyons que le terrain où nous pensions bivouaquer est plus ou moins en friche, Thibault, jardinier paysagiste qui habite juste en face du terrain nous propose de monter le parc dans son jardin et nous propose de nous coucher dans l’une des dépendances de sa maison. Merci à lui car ainsi, nous avons pu mettre la tente qui était restée trempée suite à la pluvieuse nuit dernière à sécher.

 

Mercredi 14. Il nous faut encore 1heure ½ pour démonter le par cet préparer Véga. Départ à 10 heures. Ce matin, sur les conseils téléphonique de Sandrine et Gilles, nous abaissons le centre de gravité des sacoches en les fixant sur le bât au moyen d’une sangle. Ce faisant, nous notons une amélioration de la stabilité du bât.

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Véga s’habitue à nous et nous étonne par son aptitude à affronter les nouveautés (bruit des trains entre autre) et difficultés tel que le passage des baïonnettes mises en place sur les chemins pour en interdire l’accès aux vélos.  Le midi, nous octroyons une pause repas d’une heure à Véga et à nous même.

Lors de la traversée des ponts de l’Oise à L’Isle Adam, Véga est assez tendue par la présence de nombreux véhicules et je dois la tenir ferme par le licol afin qu’elle tienne bien sa droite ! Comme il n’est que 15 heures, nous décidons de ne pas faire étape à L’Isle Adam comme prévu et de continuer encore.

Nous arrivons au bivouac du soir vers les 16h30 après avoir parcouru presque 23 kilomètres. Nous sommes heureux d’avoir réussi ce kilométrage après seulement 3 jours de randonnée avec une ânesse qui n’en avait jamais fait précédemment. Cela veut dire que lorsque les jours seront plus longs, nous pourrons faire des kilométrages beaucoup plus importants.

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Bivouac dans une clairière de la forêt de l’Isle-Adam

Jeudi 15. Nous nous réveillons avec les parois de la tente complètement gelées malgré cela, nous avons très bien dormis : notre matériel de bivouac est au point ! Partis vers les 10 heures comme les jours précédents, nous espérons arriver à Ecouen vers les 13 heures car Véga est vaillante et qu’il ne nous reste plus que 12 kilomètres à faire.

C’était sans compter sur le seul obstacle que Véga ne franchira pas : un pont au-dessus de la ligne de  chemin de fer Paris – Luzarches que nous trouvons barré, sans aucun passage piéton, par des gros blocs de grès. Nous mettrons plus d’une heure à essayer de convaincre, en vain, notre vaillante Véga d’escalader les blocs. Nous sentions pourtant qu’elle avait envie de nous suivre de l’autre côté de cet obstacle mais pour une « première » escalade, ces blocs étaient malgré tout trop hauts.

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Le seul obstacle que Véga ne franchira pas durant ces 70 kilomètres

Nous trouvons un chemin de dérivation qui nous allonge un peu et franchi la voie ferrée par un tunnel. Environ 3 kilomètres avant Ecouen, un ruisseau traverse de part en part le chemin faisant une sorte de petit gué. Une motivation de Patrice qui tient la longe, une légère pression sur les fesses par Jean-Pierre et voilà notre brave Véga les pieds dans l’eau qui traverse le ruisseau.

Par la suite, elle n’évitera plus systématiquement les flaques d’eau !

15h15, nous arrivons à Ecouen et mettons Véga au pré où l’attend sa cabane, la meule de foin si gentiment donnée par Monsieur DUWER, maréchal-ferrant, les poules des parents de Mathieu.

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Trouvez moi parmi les poules

 

Conclusions :

-          Véga est une super ânesse, gentille et vaillante, qui va devenir une sacrée randonneuse !

-          Nous avons appris comment charger au mieux notre matériel

-          Notre matériel est au point, il n’y a rien à revoir, en dehors du bât

-          Le bât Randoline est perfectible et mérite des améliorations outre celles que nous avions apportées avant cette randonnée (possibilité de débâter des deux côtés). C’est un produit trop cher par rapport à un bât américain qui lui est utilisable en l’état. Après notre périple de 70 kilomètres, tous les boulons étaient desserrés (nous les avions pourtant montés avec des rondelles grower et de la colle anti vibration. Le cadre du haut avait été monté avec de la colle à bois (qui s’est décollée suite aux vibrations et contraintes dues au système de montage). Contrairement à ce que dit le fabricant, l’équilibrage des sacoches est aussi impératif que lors de l’utilisation d’un bât américain.

Heureusement que nous avons fait ce petit périple de 70 kilomètres avant de partir. Ceci nous a évité des déconvenues et nous aura laissé le temps de modifier le bât afin de le rendre fiable au long cours

Modifications apportées au bât Randoline :

-          Modification de la bricole afin de pouvoir le monter à droite ou à gauche

-          Modification de la sous ventrière pour pouvoir la fixer et la régler à droite ou à gauche

-          Mise en place de 4 équerres sur le haut du bas pour assurer sa rigidité

-         Ajout de 2 contreforts afin d’éviter que les arceaux ne prennent du jeu au niveau des axes de réglage

Il est impératif d’abaisser le centre de gravité des sacoches pour assurer une bonne stabilité du bât.

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Le bât Randoline modifié, on aperçoit les 4 cornières qui assurent désormais la rigidité au bât et les 2 contreforts qui empêchent le jeu dans les arceaux

 

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